Hommage à un bâtisseur de l’unité ouest-africaine : GNASSINGBE Eyadéma, le souffle panafricain célébré à Lomé

POLITIQUE

Ce fut une conférence empreinte de solennité et d’histoire, tenue à la Blue Zone de Cacavéli, où mémoire et avenir se sont donné rendez-vous ce 28 Mai 2025 pour célébrer la vision d’un homme d’État hors du commun : le Président GNASSINGBE Eyadéma. Sous le thème évocateur « 50ème anniversaire de la CEDEAO : GNASSINGBE Eyadéma et l’intégration économique », l’événement a réuni décideurs, intellectuels et citoyens pour revisiter l’héritage d’un artisan infatigable de l’unité africaine.

Dans un propos d’accueil empreint de gravité et d’hommage, le Préfet d’Agoè-Nyivé, Dr. TINAKA Wediabalo Kossi, a salué la mémoire d’un dirigeant qui, en son temps, a su faire du Togo une vigie diplomatique de la sous-région. Il a rappelé que la paix, pour Eyadéma, n’était pas un luxe mais une exigence, un impératif collectif pour conjurer les flammes de la division. Sa médiation dans les crises en Sierra Leone, au Libéria, en Guinée-Bissau ou en Côte d’Ivoire, fut l’écho d’une Afrique qui se parle, se tend la main et se relève.

Monsieur Hodabalo AWATE, Ministre de l’Administration territoriale et Président du Comité national des hommages, a ensuite élevé l’événement par une adresse sobre mais puissante. Selon lui, rendre hommage à Eyadéma, c’est saluer un visionnaire dont le nom se confond avec l’histoire de la CEDEAO. Homme d’écoute et d’action, il a semé les graines d’une Afrique intégrée, convaincu que la stabilité économique passe par la fraternité politique. Le ministre a loué la continuité de cette tradition panafricaine, incarnée aujourd’hui par le Président Faure Essozimna GNASSINGBE, dont le leadership éclaire encore les chemins de médiation et de paix.

La conférence fut aussi un appel lancé à la jeunesse ouest-africaine : reprendre le flambeau, vivre les idéaux d’unité et de solidarité, non comme des souvenirs lointains, mais comme des valeurs vivantes, quotidiennes, contagieuses. Le ministre AWATE, citant le philosophe Mirza Husayn Ali Nuri, a rappelé que « le bien-être de l’humanité, sa paix et sa sécurité ne peuvent être atteints sans son unité ». Une parole d’hier qui trouve une résonance poignante dans les défis d’aujourd’hui.

De cette cérémonie s’est levé un vent de mémoire et d’engagement. Non pas une nostalgie figée, mais une inspiration active, une invitation à faire de la CEDEAO non un sigle, mais une force vivante, incarnée, agissante. En rendant hommage à Eyadéma, c’est toute une Afrique en quête de cohésion qui s’est redressée, digne, fière, et résolue à poursuivre l’œuvre des pionniers.