Au terme d’une journée de travaux riches et constructifs, l’atelier de validation du plan d’action pour la professionnalisation du sous-secteur du transport par taxi-moto a connu son épilogue ce mardi soir, dans la salle Évala de l’Hôtel du 2 Février, sur une note de sobriété empreinte de gravité et de clarté stratégique.
C’est M. Dermane TADJOUDINE, Directeur des Transports Routiers et Ferroviaires, qui a pris la parole pour clore officiellement les travaux, dans un esprit de simplicité assumée mais non sans intensité. Pas de fanfare oratoire, mais un mot juste, pesé, prononcé avec modestie et fermeté, pour saluer le chemin parcouru et tracer les contours du cap à tenir.
« Il n’y aura pas de discours officiel de clôture », a-t-il annoncé d’entrée de jeu, préférant la sincérité d’un remerciement collectif à la solennité d’une déclaration formelle. Mais ses propos, loin d’être anodins, ont résonné comme un appel à la responsabilité et à l’action partagée.
M. TADJOUDINE a tenu à remercier chaleureusement l’ensemble des participants — représentants des ministères, professionnels du transport, acteurs syndicaux, et partenaires techniques — pour leur présence active et leur engagement sans faille tout au long de l’atelier. Il a notamment adressé une marque de gratitude appuyée à la Société Financière Internationale (SFI) et à la Banque mondiale, pour leur accompagnement précieux depuis les prémices de cette réforme ambitieuse.
« Ce plan d’action que nous venons de valider est le fruit d’un travail collectif, construit pierre après pierre lors de nos différents échanges thématiques. Mais ne nous y trompons pas : le plus dur reste à faire », a-t-il affirmé avec lucidité.
Car si la validation du plan d’action marque un tournant, ce n’est encore que le point de départ d’un travail de fond. La stratégie est désormais en place, mais c’est sa traduction concrète dans le quotidien des citoyens qui donnera la pleine mesure de cette réforme.
« Aux yeux du citoyen ordinaire, tant qu’aucun changement tangible ne se produit, rien n’a véritablement été fait », a-t-il rappelé avec une honnêteté rare dans ce type d’exercice.
Le Directeur a insisté sur le fait que cette réforme n’est pas portée par le seul gouvernement, mais bien par l’ensemble des acteurs du secteur, unis autour d’un objectif commun : professionnaliser un métier, structurer un sous-secteur, et améliorer les conditions de vie de milliers de citoyens.
« Le transport est omniprésent. Il irrigue l’économie, façonne la cohésion sociale, structure nos villes et soutient nos campagnes. » Et de rappeler : « Plus de 100 000 Togolais exercent aujourd’hui l’activité de taxi-moto. Ce chiffre seul justifie que nous leur offrions mieux. Nous avons un devoir collectif envers eux. »
Avant de libérer l’auditoire, M. TADJOUDINE a assuré que les documents stratégiques présentés seront partagés avec les participants dans les meilleurs délais, et a invité chacun à rester mobilisé pour la phase de mise en œuvre effective.
« Ce que nous avons bâti ici est un socle, une promesse. À nous d’en faire une réalité. »
Loin d’un simple atelier, cette rencontre aura été un creuset d’engagement, de lucidité et d’anticipation. Le plan d’action désormais validé n’est pas un simple document de travail : c’est un virage vers une mobilité plus humaine, plus professionnelle, plus responsable.
Le Togo vient d’embrayer vers un avenir de transport intelligent, avec un moteur collectif, des roues bien graissées par la concertation, et une boussole fermement orientée vers le progrès.