Le Gouvernement togolais a réagi avec une fermeté inébranlable aux récents soubresauts qui ont agité certains quartiers de Lomé les 6, 26, 27 et 28 juin derniers. Par la voix de ses ministres, il a réitéré avec aplomb que ces événements, loin d’être des manifestations spontanées, relèvent d’une orchestration sournoise, d’une pure manipulation et de tentatives insidieuses de déstabilisation de l’ensemble de la sous-région. Les autorités, loin de lâcher la bride, assurent qu’elles déploieront tous les leviers pour que l’ordre public règne en maître, permettant ainsi à chaque citoyen de vaquer librement à ses occupations, sans être pris au dépourvu par ces troubles inopportuns.
Une Tribune Ministérielle pour la Défense de l’État de Droit
Face à la presse mercredi, une quadriga de ministres – Calixte Madjoulba (Sécurité), Hodabalo Awaté (Administration Territoriale), Pacôme Adjourouvi (Droits de l’Homme) et Isaac Tchiakpé (Enseignement Technique) – a brandi l’étendard de l’État de droit. Ils ont affirmé avec une énergie palpable que le Togo est une nation où la loi n’est pas un vain mot, mais une force impérative qui s’impose à tous ses résidents, sans exception.
Ils ont rappelé, avec la précision d’un horloger, que les manifestations non déclarées, les actes de vandalisme, et les appels au désordre ne sauraient en aucun cas être estampillés comme des formes acceptables d’expression démocratique. Au Togo, l’exercice de cette liberté est cadré par la Loi N° 2011-10 du 16 mai 2021, un garde-fou législatif qui assure l’équilibre. Les ministres ont martelé que le gouvernement porte la lourde responsabilité de protéger l’intégrité de tous les citoyens togolais, quelle que soit la situation, ne laissant aucune place à l’improvisation.
La Dénonciation d’une Stratégie de Déstabilisation Régionale
Le gouvernement a vigoureusement dénoncé ces agissements, les qualifiant de pure manipulation fomentée par des individus malintentionnés et de tentatives flagrantes de déstabilisation de la sous-région. Dans une analogie qui frappe les esprits, les ministres ont établi un lien troublant entre ces événements et les turbulences qui secouent le Sahel et la région des Savanes.
« Nous ne devons pas séparer ces évènements de la trame de fond que nous vivons dans le Sahel, tout comme dans la région des Savanes, » ont-ils assené. « C’est effectivement du terrorisme quand on invite les gens à la violence gratuite, quelles que soient les raisons avancées. La propagande de guerre ne délivre jamais son véritable message ; elle tisse sa toile en exploitant de petits désaccords pour inciter à l’action, et ce n’est qu’après coup que le véritable dessein se révèle. L’exemple de la Libye est un cas d’école : il a fallu la chute du président libyen pour que l’on prenne conscience des véritables accusations portées contre lui, et les élections promises en Libye après Kadhafi sont toujours restées des mirages. »
Appel à la Vigilance et Maintien du Calendrier Électoral
Les membres du gouvernement ont salué la perspicacité de la grande majorité de la population togolaise, qui a déjoué avec intelligence ce « piège ». Ils ont invité les citoyens qui se sont laissés berner à se ressaisir et à éviter de se laisser manipuler par les sirènes des réseaux sociaux.
« On ne peut pas diriger un pays par les réseaux sociaux ; il faut ancrer notre réalité dans le concret, » ont-ils prévenu. « Le Gouvernement togolais veillera, par tous les moyens, à ce que l’ordre public soit une forteresse inexpugnable, afin que chacun puisse vaquer librement à ses occupations choisies en toute responsabilité, sans que l’ombre du chaos ne plane sur sa quiétude. »
Abordant le sujet des élections municipales, le gouvernement a assuré avec solennité qu’elles se tiendront bel et bien le 17 juillet. « Toutes les dispositions sont prises et il n’y aura pas de favoritisme pour ceux qui voudront semer le désordre ; la force reste à la loi, » ont conclu les ministres, gravant ces mots dans le marbre de leur engagement.