Sous le ciel complice de la Kozah, le vent de la tradition a soufflé avec majesté ce samedi 19 juillet à Pya, donnant le top départ à l’édition 2025 des mythiques luttes Evala. L’EPP Kagnalada, muée en amphithéâtre à ciel ouvert, a accueilli une foule en liesse et un parterre de dignitaires, mais surtout, elle a vu son sol vibrer sous les pas du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, venu, fidèle au rendez-vous, honorer de sa présence ce rite initiatique séculaire.

Tel un chef d’orchestre de l’identité nationale, le Président, tout en sobriété et en symbolisme, a salué tour à tour les encadreurs et maîtres de cérémonie des deux camps en présence, insufflant respect et énergie avant même que ne s’ouvrent les premières empoignades. Son geste, à la fois protocolaire et paternel, a réchauffé les cœurs et galvanisé les esprits.
Sur les gradins comme dans l’arène, le frisson de la tradition côtoyait le feu de la compétition. Les invités de marque – présidents d’institutions, membres du gouvernement, parlementaires, chefs traditionnels, autorités religieuses et figures de la société civile – formaient un cortège d’unité nationale venu communier autour de cette grande messe identitaire.
Le rideau levé, les combats ont aussitôt donné le ton d’une édition haletante. Lao Haut, véritable tour de force, a imposé sa suprématie chez les seniors, s’offrant 21 victoires contre 12 face à Lao Bas. Chez les cadets, la lutte fut plus équilibrée, mais le suspense a finalement penché du côté de Lao Bas, victorieux par un score de 15 à 13, confirmant que la relève sait aussi mordre la poussière… pour mieux se relever.
Ce dimanche, la ferveur se déplace vers le canton de Tchitchao, théâtre des demi-finales, où les muscles répondront à l’appel du tambour et où les traditions continueront de tresser les fils invisibles de la fraternité togolaise.
Évala 2025 s’annonce comme une fresque vivante, où les étreintes viriles racontent mieux que mille mots l’attachement d’un peuple à ses racines. Une lutte d’honneur, une arène d’avenir