Paris, entre diplomatie et vérité : Malik Natchaba salue la maturité de la jeunesse togolaise face aux vents de la discorde

POLITIQUE

En déplacement dans la capitale française aux côtés de ses compatriotes Me Afangbedji et M. Adjourouvi, le ministre togolais Malik Natchaba n’a pas éludé les réalités de l’heure. Bien au contraire. À des milliers de kilomètres de Lomé, c’est avec une clarté toute républicaine qu’il s’est exprimé sur les récents soubresauts sociopolitiques ayant secoué le pays.

Fidèle à son franc-parler, le ministre n’a pas mâché ses mots : « La jeunesse togolaise a fait preuve d’un sens élevé de responsabilité. Elle a résisté à la tentation de l’aventure insurrectionnelle, préférant le chemin de la conscience à celui de l’inconscience. »

Alors que certains appels à la désobéissance, à la violence et à la casse tentaient d’éclore comme de mauvaises herbes dans le champ républicain, c’est le fruit de la sagesse qui a mûri dans l’esprit de nombreux jeunes. « Ils ont préféré la craie à la casse, l’examen à l’exaltation vaine, l’avenir à l’aveuglement », a-t-il souligné, saluant le bon déroulement des grandes échéances académiques : du BEPC au Baccalauréat, en passant par les BTS et les évaluations universitaires.

À ceux qui misaient sur une jeunesse en rupture, le ministre oppose la réalité d’une génération résolue à composer, non seulement sur les feuilles d’examen, mais aussi avec l’avenir du pays.

Abordant également la lutte contre le terrorisme, Malik Natchaba a tenu à saluer la bravoure et le professionnalisme des forces de défense et de sécurité qui, selon ses mots, « tiennent la ligne de front avec détermination, défendant chaque village, chaque sentier, chaque souffle de paix ».

« Le gouvernement restera intraitable face à toute tentative de désordre. L’ordre public n’est pas négociable », a-t-il martelé, affirmant que l’État demeure en alerte, vigilant et engagé à préserver l’équilibre national.

Enfin, le ministre a lancé un nouvel appel à la jeunesse : celui de continuer à bâtir, à réfléchir, à s’élever. Car c’est d’elle – et par elle – que le Togo se construira.