En déplacement dans la capitale française aux côtés de ses compatriotes Me Afangbedji et M. Adjourouvi, le ministre togolais Malik Natchaba n’a pas éludé les réalités de l’heure. Bien au contraire. À des milliers de kilomètres de Lomé, c’est avec une clarté toute républicaine qu’il s’est exprimé sur les récents soubresauts sociopolitiques ayant secoué le pays.
Fidèle à son franc-parler, le ministre n’a pas mâché ses mots : « La jeunesse togolaise a fait preuve d’un sens élevé de responsabilité. Elle a résisté à la tentation de l’aventure insurrectionnelle, préférant le chemin de la conscience à celui de l’inconscience. »
Alors que certains appels à la désobéissance, à la violence et à la casse tentaient d’éclore comme de mauvaises herbes dans le champ républicain, c’est le fruit de la sagesse qui a mûri dans l’esprit de nombreux jeunes. « Ils ont préféré la craie à la casse, l’examen à l’exaltation vaine, l’avenir à l’aveuglement », a-t-il souligné, saluant le bon déroulement des grandes échéances académiques : du BEPC au Baccalauréat, en passant par les BTS et les évaluations universitaires.
À ceux qui misaient sur une jeunesse en rupture, le ministre oppose la réalité d’une génération résolue à composer, non seulement sur les feuilles d’examen, mais aussi avec l’avenir du pays.
Abordant également la lutte contre le terrorisme, Malik Natchaba a tenu à saluer la bravoure et le professionnalisme des forces de défense et de sécurité qui, selon ses mots, « tiennent la ligne de front avec détermination, défendant chaque village, chaque sentier, chaque souffle de paix ».
« Le gouvernement restera intraitable face à toute tentative de désordre. L’ordre public n’est pas négociable », a-t-il martelé, affirmant que l’État demeure en alerte, vigilant et engagé à préserver l’équilibre national.
Enfin, le ministre a lancé un nouvel appel à la jeunesse : celui de continuer à bâtir, à réfléchir, à s’élever. Car c’est d’elle – et par elle – que le Togo se construira.