Du 21 au 24 août 2025, Lomé s’érige en phare de la jeunesse africaine en accueillant le Camp International de la Jeunesse Léo, organisé par le Lions Clubs International District 403A2. C’est au Village du Bénin, haut lieu de culture et d’échanges, que s’est tenue le vendredi 22 août la cérémonie d’ouverture, transformant l’enceinte en un vaste chantier d’espérance où chaque mot, chaque geste et chaque drapeau plantait la première pierre d’une aventure collective placée sous le thème : « Léo, sois l’architecte de ta destinée ».
Des délégations venues de Sierra Leone, du Libéria, de Côte d’Ivoire et du Togo ont pris place dans un décor où chants et danses répondaient aux discours officiels. La montée des drapeaux a donné à la cérémonie toute sa solennité : les couleurs nationales, flottant côte à côte, incarnaient l’idéal d’une Afrique en construction, où chaque culture devient brique et chaque sourire, ciment de l’unité.
Des voix pour éveiller et inspirer
La cérémonie a été marquée par une succession de discours qui, tels des fondations solides, ont soutenu la vision du camp.
Michel Boua, Président du District 403A2, a rappelé avec force que « la jeunesse n’est pas spectatrice de son destin, elle en est l’architecte ». Son appel vibrant à la responsabilité et à l’innovation a résonné comme une invitation à tracer, ensemble, le plan d’un avenir durable.
Léa Anipah, présidente du comité d’organisation, a salué la persévérance de son équipe et remercié partenaires et autorités. Elle a comparé leur engagement aux piliers d’un édifice collectif qui, sans eux, ne saurait tenir debout.
M. Folly Kouvahey, président des Lions et Léo du Togo, a livré un message fort, plaçant ce camp sous le signe des trois valeurs cardinales : Leadership, Expérience et Opportunité. Pour lui, « un Léo doit apprendre à diriger avec humanité, à transformer chaque expérience en leçon et à convertir chaque obstacle en opportunité. La destinée ne s’attend pas, elle se construit pierre après pierre, conviction après conviction ». Il a également insisté sur la portée symbolique des lieux — l’Université de Lomé et le Village du Bénin — rappelant que la connaissance et l’ouverture culturelle sont les véritables clés de voûte de l’avenir.
Un programme comme un plan d’architecte
L’ossature du camp, qui se déroule du 21 au 24 août, repose sur un programme riche et structuré :
- Des ateliers de formation destinés à affiner le leadership, la communication et la gestion de projets.
- Des panels et débats interactifs, où jeunes et experts confrontent leurs idées autour de thèmes tels que la citoyenneté, l’entrepreneuriat, l’innovation et le vivre-ensemble.
- Des visites culturelles et historiques, rappelant que toute construction solide s’appuie sur des fondations enracinées dans la mémoire.
- Des actions communautaires, dont le nettoyage de la plage d’ Aného, signe tangible que servir est au cœur de l’identité Léo.
Chaque activité se veut une pierre ajoutée à l’édifice commun : apprendre, s’ouvrir, agir et bâtir ensemble.
Des orateurs qui allument des flambeaux
Au-delà des autorités officielles, des personnalités inspirantes ont porté haut, à l’ouverture ,le flambeau de ce camp :
Mme Dani Akakpo, présidente de Navi Togo, Directrice Generale de TAAL , a partagé une leçon de résilience et d’engagement, rappelant que les défis ne sont pas des murs mais des marches vers l’avenir.
Mme Patience Adjivon, directrice générale de Lomé Business School, a exhorté les jeunes à transformer leurs rêves en plans concrets, comparant l’audace à un crayon qui trace la carte d’un futur maîtrisé.
Par leur verbe, ces voix féminines ont incarné le rôle d’architectes de conscience, offrant aux jeunes les outils symboliques pour ériger leur propre édifice de vie.
Au-delà des chants, des danses et des échanges, le Camp International de la Jeunesse Léo se présente comme une immersion dans la solidarité africaine. Ici, les frontières s’effacent, les regards se croisent, les mains se tendent.
À Lomé, le temps d’un camp, une génération prend la truelle de son destin. Et dans chaque éclat de rire, dans chaque mot prononcé, dans chaque geste posé, s’élève déjà une Afrique debout, architecte de son propre avenir.