Quand les eaux montent, la vigilance doit rester à flot : le ministre Madjoulba alerte les Savanes

POLITIQUE SOCIETE

Dans une région déjà éprouvée par les caprices de la nature et les défis quotidiens, une nouvelle menace vient gonfler les inquiétudes : la montée préoccupante des eaux de la rivière Sansargou. À travers un communiqué solennel daté du 26 août 2025, l’Ambassadeur Calixte Batossie Madjoulba, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, a tenu à adresser un message d’alerte aux populations de la région des Savanes.

Les relevés des stations hydrologiques dressent un tableau préoccupant : à Ponio, la rivière a déjà quitté son lit, s’invitant dans certaines habitations ; à Borgou, le seuil d’alerte des cinq mètres est franchi, atteignant une hauteur de 5,78 m. Les prévisions, quant à elles, annoncent une progression continue des eaux dans les cinq jours à venir.

Face à ce péril annoncé, le ministre en appelle à une vigilance accrue des plateformes régionales et locales de réduction des risques de catastrophes. La consigne est claire : surveiller, anticiper et se tenir prêt à toute intervention.

Mais au-delà des institutions, ce sont les populations elles-mêmes qui doivent se hisser au rang de premières sentinelles. Les habitants des communes Kpendjal-Ouest 1, Kpendjal-Ouest 2, Kpendjal 2, mais aussi ceux des zones situées en aval – Oti 1, Oti 2, Oti-Sud 1 et Oti-Sud 2 – sont exhortés à la plus grande prudence.

Le ministre rappelle quelques règles de survie essentielles : rester informé par les canaux officiels, surveiller de près les balises limnométriques, signaler toute montée suspecte, éviter toute activité à proximité des rivières en crue, et protéger en priorité les plus vulnérables. Les numéros verts 170, 118 et 1014, ainsi que le Centre national des opérations d’urgence (CNOU), restent mobilisés pour toute alerte ou assistance.

En somme, l’appel de Lomé sonne comme une mise en garde : quand l’eau déborde, c’est la prudence qui doit gouverner. Les Savanes sont ainsi invitées à conjuguer solidarité et vigilance pour que la crue n’emporte pas plus que des terres.