À Kpalimé, la Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain (COPAGEN-Togo), dont Inades-Formation Togo assure le rôle de point focal, a soufflé ses 21 bougies dans une atmosphère empreinte de débats nourris et de sensibilisation citoyenne. Cette commémoration, ponctuée d’une conférence publique et d’activités diverses, a réuni plusieurs acteurs du développement. Parmi eux, l’Organisation pour l’Alimentation et le Développement Local (OADEL), représentée par sa chargée de projet, Eya Nadège Tougan, qui a partagé sa vision en marge de l’événement.
Pour la représentante d’OADEL, la présence de son organisation à cette célébration n’a rien d’anodin :
« OADEL œuvre pour le développement local à travers la promotion de la consommation locale. COPAGEN, quant à elle, défend l’utilisation et la préservation des semences paysannes. Or, parler de semences paysannes, c’est nécessairement évoquer le local », souligne-t-elle.
Un parallèle évident s’impose : protéger les semences traditionnelles et encourager la consommation locale sont deux facettes d’une même médaille — celle d’une alimentation saine, durable et ancrée dans l’identité africaine.
La mission d’OADEL, rappelle la chargée de projet, consiste à accompagner les transformateurs agroalimentaires afin de garantir la qualité du produit fini. « Si la matière première n’est pas de qualité, le produit transformé ne le sera pas davantage. C’est pourquoi nous veillons au suivi rigoureux de toute la chaîne, de la production à la consommation », précise-t-elle.
Loin de se limiter au seul plaidoyer pour la consommation, OADEL s’inscrit également dans une logique agroécologique, en valorisant aussi bien l’agriculture biologique que les pratiques responsables. Une philosophie qu’Eya Nadège Tougan résume en une maxime limpide :
« Nous devons manger ce que nous produisons et produire ce que nous mangeons. Consommer local, c’est réaffirmer notre identité. L’alimentation est avant tout culturelle. »