Aného, cité tricentenaire au passé lumineux, s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire. Le 18 septembre 2025, à la Maison du Tourisme de la Commune des Lacs 1, un projet d’envergure a été présenté aux médias : la création du Musée des Trônes et des Divinités Noires. Porté par l’association des Trois Royaumes, sous l’impulsion de son président Me Edouard-Robert AQUEREBURU, ce musée se veut à la fois sanctuaire de mémoire, tremplin de création et espace de transmission.
Dans une bâtisse afro-brésilienne bientôt restaurée, les pierres endormies retrouveront voix et éclat. Plus qu’un simple musée, ce lieu sera un véritable cœur battant, où le patrimoine sacré des peuples Guin et Mina dialoguera avec l’élan créatif des générations futures. Entre trônes et divinités, c’est une mémoire vivante qui se dressera pour éclairer l’avenir.
La vocation du musée se décline en trois axes : préserver et valoriser les héritages immatériels d’Aného et de Glidji, transmettre aux jeunes générations l’essence des traditions par des ateliers pédagogiques et des espaces d’apprentissage, et enfin créer, en offrant aux artistes et artisans des résidences où tradition et modernité pourront s’embrasser sans se contredire.
Ce projet ne tient pas d’une utopie solitaire, mais d’une dynamique collective. La Commune des Lacs 1, l’Ambassade de France au Togo, la délégation de l’Union européenne et de nombreux acteurs locaux s’y engagent avec ferveur. Un Conseil des Sages, garant de la légitimité des voix communautaires, veille déjà à ce que chaque trône et chaque couvent trouve sa juste place dans la scénographie à venir.
L’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau, n’a pas manqué de souligner l’importance de ce chantier culturel, qu’il qualifie de « pierre angulaire de la coopération franco-togolaise ». Selon lui, le musée apportera un triple souffle : celui d’une économie créative à même de dynamiser le tourisme, celui de la valorisation d’un patrimoine unique au monde, et celui du renforcement des liens humains entre l’Europe et l’Afrique.
Me Edouard-Robert AQUEREBURU, pour sa part, a esquissé la vision qui anime son engagement : faire d’Aného un pôle incontournable du tourisme culturel en Afrique de l’Ouest, où mémoire ancestrale, créativité contemporaine et jeunesse rayonnante se rencontrent dans un même espace de dialogue. « Ce musée est un rêve partagé, une promesse de renaissance, un pont jeté entre hier et demain », a-t-il confié, soulignant que chaque soutien, aussi modeste soit-il, contribue à bâtir ce joyau collectif.
Ainsi, le Musée des Trônes et des Divinités Noires s’annonce comme un lieu à la fois intime et universel. Pour la jeunesse, il sera un foyer d’inspiration et de savoir. Pour les artistes, un laboratoire d’expression et d’innovation. Pour les visiteurs, une invitation à découvrir Aného autrement, stimulant à la fois l’économie locale et l’image internationale du Togo.
Plus qu’un projet architectural, c’est une œuvre de mémoire et de vision qui prend corps à Aného. Dans l’ombre majestueuse des divinités noires et sous l’autorité des trônes ancestraux, se dessine un horizon nouveau : celui d’un Togo qui célèbre son patrimoine en l’ouvrant au monde, un Togo qui, de ses racines profondes, fait jaillir les fruits d’un avenir prometteur.