TRED 2025 :Lomé Scelle l’Union des Diasporas : Un Dialogue pour Réinventer le Développement

DIASPORA ECONOMIE

La salle majestueuse du Palais des congrès de Lomé s’est parée, ce mardi 9 décembre 2025, de ses plus beaux atours pour accueillir l’ouverture solennelle de la Table Ronde Économique des Diasporas Togolaise, Africaine et Afrodescendante. Une rencontre stratégique où se sont croisées pensées visionnaires, ambitions partagées et espérances enracinées dans un même horizon : celui d’un développement durable, inclusif et porté par les fils et filles dispersés aux quatre vents du globe.

C’est sous la houlette du Ministre délégué en charge de la Coopération et des Togolais de l’Extérieur, M. Yackoley Kokou Johnson, que les travaux ont été lancés. Le représentant gouvernemental, que l’on pourrait qualifier de chef d’orchestre du dialogue avec la diaspora, a exprimé d’emblée une profonde reconnaissance envers ces femmes et hommes éparpillés à travers le monde, mais toujours reliés au pays par un cordon invisible : le devoir de mémoire et de contribution.

Dans un style empreint de gravité et d’éloquence, il a rappelé que la diaspora n’est pas seulement une constellation de talents, mais un réseau de lumière, apportant expertise, innovation et influence dans un monde en perpétuelle mutation. « Vous êtes nos premiers ambassadeurs, nos sources d’inspiration et les leviers silencieux de nos transformations », a-t-il martelé avec conviction.

À l’heure où les États affrontent les turbulences économiques, sécuritaires et technologiques, M. Johnson a esquissé la place stratégique des diasporas : catalyseurs d’idées, porteurs de financements, bâtisseurs de ponts interculturels. À travers les contacts tissés à l’international, les investissements, les transferts de compétences et les initiatives solidaires, elles constituent un réservoir énergétique pour une croissance renouvelée.

Le Togo, a-t-il rappelé, n’est pas resté en marge. Au contraire, une direction dédiée aux citoyens de la diaspora, un Haut Conseil consultatif, et un Guichet spécialement conçu pour faciliter les démarches et investissements, constituent autant d’outils destinés à faire du Togolais de l’extérieur un partenaire institutionnel à part entière.

Le maître-mot de cette rencontre est la transition. Passer du simple soutien familial à un investissement productif, structuré, capable de générer des emplois, d’incuber des projets innovants et de renforcer la résilience collective.

Cette table ronde se veut un marché des opportunités, une ruche des initiatives et un tremplin pour les idées neuves, réunissant entrepreneurs porteurs de projets ambitieux, investisseurs issus de la diaspora prêts à s’engager et institutions financières en quête de partenariats structurants.

Dans un discours teinté de vision, le représentant du gouvernement a salué la démarche stratégique du Chef de l’État togolais, artisan d’un environnement propice aux affaires. Investir au Togo, c’est désormais choisir une stabilité politique affirmée, s’appuyer sur un climat des affaires modernisé, bénéficier d’un hub logistique naturel grâce au Port Autonome de Lomé et accéder à un marché de plus de 400 millions de consommateurs.

Avec ses sols fertiles, son essor numérique, son potentiel énergétique, ses industries créatives en expansion et ses secteurs sociaux en quête de partenaires, le pays se positionne comme un véritable laboratoire d’opportunités.

L’OIM : Voix Internationale, Regard Stratégique

Prenant la parole au nom de l’Organisation Internationale pour les Migrations, Mme Fatou Diallo Ndiaye, cheffe de mission couvrant le Ghana, le Togo et le Bénin, a livré un message empreint d’encouragement et d’engagement.

Dans un style sobre mais incisif, la représentante onusienne, véritable vigie des dynamiques migratoires, a salué la volonté politique du Togo et la convergence des partenaires internationaux, notamment l’Union Africaine et la Banque Africaine de Développement.

Elle a insisté sur une vérité moderne : la diaspora n’est plus seulement une source de transferts financiers, mais un moteur de transformation, un acteur économique et un architecte de solutions.

Parmi les priorités portées par son institution figurent la facilitation des investissements productifs, l’encouragement du transfert de compétences, le renforcement des mécanismes innovants de financement et le soutien à une participation citoyenne et humanitaire efficace.

Mme Ndiaye a conclu en formulant le souhait que cette table ronde devienne le déclencheur de feuilles de route concrètes capables de convertir l’ambition en réalité économique et sociale.