FIL 2025 : Quand la Mémoire éclaire l’Avenir : Un Panel où l’Héritage devient Horizon

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Le Panel 3, consacré au thème « Quatre décennies de foires au Togo : bilan, héritage et leçons pour l’avenir », s’est imposé comme l’un des temps forts de cette édition symbolique. Une rencontre dense, presque alchimique, où générations fondatrices et acteurs contemporains ont croisé leurs regards pour relire le passé, jauger le présent et dessiner les lignes directrices des décennies futures.

Le Directeur général du CETEF, Dr. Alexandre de Souza, a ouvert la séance dans un esprit de reconnaissance profonde envers ceux qu’il nomme les « bâtisseurs de la FIL ». À travers un propos mêlant mémoire et projection, il a posé le cadre d’un héritage fécond à consolider :

« Le panel est très enrichissant. Il clôture les thématiques développées cette année. Nous avons revisité l’histoire, mais aussi reçu la vision pour l’avenir. C’est un héritage transmis qu’il faut conserver, renforcer et améliorer. »

Évoquant les figures tutélaires de la foire — M. Sambo A. Outouloum, M. Amaizo Kossivi, et surtout M. Johnson Kueku-Banku — il a rappelé que la FIL est le fruit d’une succession de mains expertes et dévouées, un patrimoine façonné par la persévérance.

Johnson Kueku-Banku : la patience des bâtisseurs, l’ambition des pionniers

Devant un public attentif, l’ancien Directeur général du CETEF a livré un témoignage vibrant de réalisme et de fierté. Il a retracé la croissance spectaculaire de la foire :

« Nous avons commencé avec environ 100 exposants. Aujourd’hui, nous dépassons les 1000. »

De même, les 3 500 visiteurs d’antan se sont mués en une marée humaine de centaines de milliers de participants. Une progression qui ne relève pas du hasard, comme il l’a martelé :

« Petitement, mais avec beaucoup de travail, de persévérance, de stratégie… et grâce au soutien des partenaires, des sponsors et des autorités, nous avons bâti la meilleure foire qualitative de la sous-région ouest-africaine. »

Un rappel limpide : la FIL est un édifice façonné par la constance, non par la complaisance.

L’efficacité du panel doit beaucoup au talent de modérateur de M. Cyrille Ékué, expert et juriste. Tel un chef d’orchestre attentif, il a tissé un fil conducteur harmonieux entre récits, analyses et visions prospectives. Grâce à sa rigueur méthodique et sa présence posée, chaque intervention a trouvé sa juste place, conférant au débat un rythme limpide et une profondeur structurante.

La prise de parole de Mlle Sèdjro Adjo Bernadette, étudiante, a apporté une respiration sincère, presque manifeste. Résumant l’esprit de la séance, elle a livré une vérité intemporelle :

« Il faut des sacrifices. Il faut travailler. Seul le travail fait réussir, pas le passe-droit. C’est comme ça qu’on contribue au développement du pays. »

Des mots simples, mais lourds de sens, qui rappellent que la FIL inspire autant qu’elle démontre.