La ville de Lomé a été l’écrin d’une réinvention retentissante. Le vendredi 12 décembre 2025, au Palais des Congrès, Son Excellence Professeur Komi Selom Klassou, Président de l’Assemblée nationale, a présidé, au nom du Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, la cérémonie de clôture du 9ᵉ Congrès panafricain.
Ces assises, célébrées sous le thème « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir », s’inscrivent dans le sillage stratégique de la Décennie 2021-2031 des racines africaines et de la diaspora africaine. Pendant cinq jours, l’Afrique a pris son destin à bras-le-corps.
Chercheurs émérites, décideurs politiques influents, acteurs institutionnels clés, leaders communautaires, membres de la diaspora et afrodescendants ont convergé pour confronter leurs expertises. Les échanges, d’une richesse inouïe, ont gravité autour des piliers de l’unité continentale, de la gouvernance contemporaine et des dynamiques de développement. Cette diversité de perspectives a permis de dégager des pistes d’actions concrètes, conférant au Congrès une portée collective et historique.
Un Triomphe de l’Unité et de la Détermination
Saluant le succès retentissant de l’événement, le Professeur Klassou a exhorté les participants à maintenir la flamme des réflexions pour consolider l’idéal panafricain. Il a insisté sur l’impératif de relever les défis actuels et de promouvoir l’unité, la coopération et la responsabilité partagée au service du continent.
« La fin des travaux n’est pas qu’une simple conclusion ; c’est, au contraire, un nouveau départ. Nous quittons Lomé nantis d’une vision claire des voies à emprunter pour une Afrique réinventée, fière et respectée. Face à un tel succès, n’ayons pas le triomphe trop modeste ! La tenue éclatante de ce 9ᵉ Congrès est le fruit manifeste de notre unité, de notre courage et de notre détermination. Plus d’une décennie après la 8ᵉ édition, nous avons, enfin, réussi à revisiter notre lien indéfectible à notre chère Afrique, à redécouvrir nos racines et à tracer des solutions aux maux structurels qui entravent notre évolution. »
Il a poursuivi en magnifiant l’intensité des travaux : « Durant cinq jours d’efforts intenses, vos esprits se sont unis pour concevoir, analyser, proposer, amender et innover, dessinant les contours d’une Afrique nouvelle : une Afrique fière de son identité, forte de sa volonté et résolue à s’affirmer pleinement dans la gouvernance mondiale. Les discussions au sein des commissions ont été d’une franchise salutaire, abordées avec le plus grand sérieux. Elles furent vivantes, intenses, passionnées et engagées, marquant ce 9ᵉ Congrès du sceau de l’action et du réveil africain ».
L’Afrique Maîtresse de son Récit
Le Président de l’Assemblée nationale a affirmé que les conclusions de Lomé constituent désormais le socle inébranlable d’un continent qui s’affirme, inspire et rayonne.
Il a rappelé la vision éclairée du Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, citant son discours d’ouverture : « Aucune puissance ne s’est affirmée en laissant les autres raconter son histoire. […] Ce Congrès doit réaffirmer une vérité simple : l’Afrique ne peut plus se contenter d’être spectatrice. Divisée, elle sera vulnérable. Unie, elle sera forte. »
Saluant la réussite collective, il a conclu : « Le souhait ardent du Président du Conseil est que les bonnes résolutions énoncées dans la Déclaration finale de ce 9ᵉ Congrès panafricain se traduisent en réalisations concrètes dès aujourd’hui, avec la participation inclusive de tous les Africains, y compris les diasporas et tous les Afrodescendants. »
Les recommandations majeures émanant de ces travaux concernent la lutte contre les ingérences extérieures, la remise en question des modèles économiques inadaptés, la réduction des inégalités structurelles, et la lutte contre les discriminations raciales et systémiques. Elles mettent, surtout, l’accent sur la nécessité de restaurer pleinement la place de l’Afrique et de sa diaspora au sein du système multilatéral.