À l’orée de la Semaine sainte, alors que les cœurs se préparent à vibrer au rythme de la résurrection, certaines voix s’élèvent pour rappeler l’essentiel : le sens profond de la Pâque. Parmi elles, celle du pasteur ADADZI Dieudonné, pasteur principal des Églises pentecôtistes du Ministère International des Derniers Temps, résonne avec une ferveur singulière. Rencontre avec un homme de foi pour qui la croix n’est pas un symbole figé, mais une victoire vivante.
Installée à Nukafu , Wuiti derrière l’hotel la Paillote, son église se veut un véritable carrefour spirituel, un sanctuaire de réveil où les âmes en quête de renouveau trouvent écoute, enseignement et transformation. À la tête d’un ministère dont les ramifications s’étendent du Togo au Ghana, le pasteur ADADZI Dieudonné incarne une vision transfrontalière de la foi, portée par un souffle évangélique résolument tourné vers les « derniers temps ».
Mais au-delà de la structure, c’est le message qui importe. Et chez lui, il est limpide : la Pâque n’est pas une tradition, elle est une révélation. « La Pâque, c’est l’amour de Dieu manifesté aux pécheurs », affirme-t-il avec conviction. Dans ses propos, la croix devient plus qu’un symbole : elle est une signature divine apposée au bas du contrat de salut.
Dans une rhétorique empreinte de spiritualité, il rappelle que la crucifixion du Christ constitue un véritable tournant dans l’histoire de l’humanité. « Jésus, Fils de Dieu, est devenu pécheur afin que les fils des hommes deviennent fils de Dieu ». Une formule forte, presque poétique, qui résume le mystère du salut : un échange, un transfert, une substitution.
À l’Église, la Semaine sainte se vit comme une montée en puissance spirituelle. Autour du thème évocateur « La victoire de la croix », les fidèles sont conviés à un séminaire de réveil ponctué d’enseignements et de prières, chaque soir. Les journées sont également rythmées par des temps de prière de midi à 13h, du lundi au vendredi.
Point culminant de cette dynamique : le vendredi, jour de mémoire et de profondeur, marqué par une intensification des moments de communion avec Dieu — prières de midi, du soir et veillée nocturne jusqu’à l’aube. Une traversée spirituelle qui mène à l’apothéose du dimanche, célébration de la résurrection et de la victoire sur la mort.
Cependant, au-delà de la ferveur, le pasteur ADADZI Dieudonné lance un appel lucide : celui de ne pas réduire la croix à un simple souvenir. Il dénonce une foi parfois passive, où la victoire du Christ est « ignorée, négligée ou empêchée » dans la vie des croyants. Une interpellation forte, qui invite à passer de la connaissance à l’expérience.
Car, comme il le souligne avec justesse, « on ne peut jouir d’un prix déjà payé si l’on en ignore l’existence ». Dès lors, la Pâque devient une opportunité : celle de redécouvrir une victoire déjà acquise, mais encore trop peu vécue.
À quelques encablures de la célébration pascale, le message du pasteur ADADZI Dieudonné se veut clair et vibrant : la croix n’est pas une fin, elle est un commencement. Et dans ce commencement, chaque croyant est appelé à renaître, à croire… et à vaincre.