En ce dimanche 5 avril 2026, à Adidogomé, derrière le lycée technique, l’Église de la Percée-Divine s’est faite écrin d’une célébration pascale d’une rare intensité spirituelle. Plus qu’un simple rendez-vous liturgique, la Pâque y a été vécue comme une véritable traversée : de l’ombre à la lumière, du passé au renouveau, de la parole proclamée à la vie incarnée.
Sous la houlette du pasteur principal, Jules Akakpo, les fidèles ont communié dans une atmosphère empreinte de joie, de ferveur et de reconnaissance. « Cette Pâque, nous la célébrons avec joie et fierté », confie-t-il, visiblement porté par l’élan collectif. Pour lui, cette fête n’est pas seulement une tradition, mais un moment de grâce, un temps de plaisir spirituel où l’âme se reconnecte à l’essentiel.
Une préparation entre élévation et compassion
En amont de cette apothéose, l’église a suivi un parcours spirituel structuré, marqué par trois jours de jeûne et de prière. Un temps de retrait et de communion profonde, où les fidèles ont cherché la face de Dieu dans le silence et la consécration.
Mais la foi, ici, ne se limite pas à l’intime : elle se déploie dans l’action. Dans un élan de solidarité, les membres ont organisé une visite auprès des orphelins, accompagnée de dons et de moments de partage. Une manière concrète de célébrer la résurrection du Christ en semant l’amour là où le besoin se fait sentir.
Une parole qui interpelle, une foi qui se révèle
Moment fort de cette célébration : la présence d’un invité spécial venu du Ghana, le prophète Adzimah Richard Paulson, dont le ministère a marqué les esprits durant trois jours d’intenses enseignements.
Au cœur de son message : un appel à l’authenticité. Il a exhorté les fidèles à ne pas se contenter de proclamer la résurrection, mais à en manifester les fruits dans leur quotidien. Car, selon lui, il ne suffit pas de dire « Christ est ressuscité » — encore faut-il que cette résurrection transforme les cœurs, renouvelle les vies et purifie les pratiques.
Un message salué par le pasteur Jules Akakpo, qui y voit une interpellation salutaire pour toute l’Église : revenir à l’essence, abandonner les apparences, et embrasser une vie nouvelle, affranchie des anciennes habitudes.
De la traversée à la victoire : une Pâque expliquée et vécue
Parmi les fidèles, M. Frédéric, docteur en gestion, enseignant de la Parole et cadre au sein de la CIPRES, a apporté un éclairage à la fois historique et spirituel sur la signification de la Pâque.
Il rappelle que cette fête, d’origine hébraïque, évoque une traversée — celle d’un peuple protégé et libéré. Mais dans sa dimension néo-testamentaire, elle prend une portée universelle : quitter le péché, renoncer au mal, et entrer dans une vie nouvelle, portée par la victoire du Christ ressuscité.
Pour lui, célébrer la Pâque, c’est aussi penser aux autres : partager avec les démunis, soutenir les veuves, accompagner les plus vulnérables. Une foi qui agit, une foi qui inclut.
Une louange vivante, une joie contagieuse
Parmi les voix qui ont ponctué cette célébration, celle de Mme Félicia Akossiwa, fidèle de l’église, s’est élevée avec reconnaissance. Elle magnifie la puissance du Christ et célèbre avec ferveur sa résurrection, témoignage vivant d’une foi ancrée et rayonnante.
Quand la foi devient fête, et la fête, communion
Après les temps forts du culte, la célébration s’est prolongée dans une ambiance conviviale, autour d’un repas partagé. Un moment de fraternité où les cœurs, nourris par la Parole, se sont retrouvés autour de la table, dans la simplicité et la joie.
À la Percée-Divine, la Pâque ne se contente pas d’être proclamée : elle se vit, elle se donne, elle se partage. Elle devient une passerelle entre le ciel et la terre, entre le spirituel et le social, entre la foi et l’action.
En cette Pâque 2026, une certitude s’impose : lorsque la résurrection quitte les discours pour habiter les vies, elle devient une force de transformation, une lumière qui perce les ténèbres, une espérance qui ne déçoit point.