À l’heure où les projecteurs s’allument pour illuminer la richesse culturelle du Togo, un festival trace sa route dans le paysage cinématographique africain : Boom Kpalimé. Dans la douceur des collines de Kloto, du 13 au 15 juin 2025, la cité de Kpalimé se métamorphosera en écran géant, en scène vibrante où s’entrelaceront cinéma, musique et formation. Pour cette 3e édition, l’ambition monte d’un cran. Du balbutiement à la maturité, le Festival Boom Kpalimé ne cesse de grandir. Son président, M. Folly-Kossi Christian, mise cette année sur la rigueur, l’exigence de qualité et la transmission des savoirs. Il croit dur comme fer que le cinéma peut devenir un levier de développement et d’unité pour le Togo et l’Afrique. Rencontre avec un homme de conviction, qui rêve grand pour sa ville, pour son pays, et pour le 7e art.
Planeteinfo: Bonjour Monsieur Folly-Kossi Christian, Nous voilà à la 3e édition du Festival Boom Kpalimé. Quel est selon vous l’intérêt d’une telle continuité ?
FOLLY- KOSSI Chritian : Très bonne question. Disons qu’à la troisième tentative, l’on a déjà accumulé une certaine expérience. Et cette expérience devient un levier. Elle permet de corriger, d’ajuster, d’améliorer… et de rêver, enfin, d’une vraie réussite.
Vous parlez d’amélioration. Quelle sera concrètement la plus-value de cette 3e édition ?
La plus-value principale réside dans la qualité de la production. Lorsqu’on démarre, il faut souvent composer avec les moyens du bord. On intègre alors des films parfois inégaux, simplement pour meubler. Mais désormais, notre sélection se fait plus rigoureuse, plus exigeante. Nous ne voulons plus remplir, mais faire vibrer.
Après deux éditions passées, avez-vous l’impression d’avoir atteint un sommet ?
Non, jamais. Et je déconseille même cette manière de penser. La panacée n’est pas un sommet, mais une pente continue. Le meilleur reste à venir. Chaque édition doit être un tremplin pour la suivante. À la 3e, nous faisons mieux que les deux précédentes, certes. Mais notre regard est déjà tourné vers la 4e, la 5e… et au-delà !
Quel est votre rêve pour Kpalimé à travers ce festival ?
Notre ambition est claire : faire de Kpalimé un terroir du cinéma et de la musique, à l’image de ce que représente Ouagadougou avec le FESPACO. Que Kpalimé devienne un point de repère culturel en Afrique. Et pourquoi pas dans le monde ? Les rêves construisent les réalités.
Le thème de cette année est centré sur la formation. Pourquoi ce choix ?
Parce que la formation est le socle sur lequel tout s’édifie. Si nous voulons des œuvres de qualité, il faut d’abord forger les talents. Le cinéma, c’est la vie capturée, traduite, projetée. Exiger de la qualité dans ce domaine, c’est exiger de la qualité dans notre manière de vivre ensemble.
Quel message adressez-vous à la population de Kpalimé et de ses environs ?
Venez nombreux, du 13 au 15 juin ! Venez admirer ce que produit notre jeunesse. Venez rêver avec elle. Le cinéma est une vie en miniature. Et peut-être que le Togo, par l’image, par l’émotion, par l’art, deviendra un catalyseur de développement et d’unité africaine. Le futur se construit avec des idées et des actions. Et le Festival Boom Kpalimé en est une belle illustration.
Un dernier mot ?
Je souhaite que chaque Togolais, chaque Africain, s’empare de cette dynamique. Car c’est ensemble que nous ferons de notre culture une arme de paix, d’espoir et de rayonnement
interview réalisée par la rédaction