La BIDC, Fer de Lance d’une Intégration Ambitieuse : 50 Ans d’Espoirs et d’Engagements Réaffirmés

ECONOMIE POLITIQUE

Au fil du temps, certaines dates ne se contentent pas de jalonner le calendrier ; elles marquent les esprits, s’inscrivent dans la mémoire collective et tracent les contours d’une ambition partagée. Ce 27 mai 2025, à Lomé, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) n’a pas simplement célébré un jubilé : elle a orchestré un hymne à l’unité régionale, un chant d’espérance pour les cinquante printemps de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

À l’ombre des ors diplomatiques mais dans la lumière vive des projets concrets, la BIDC a déroulé le tapis de ses engagements, alliant le verbe aux actes, la mémoire aux perspectives. Ce cinquantenaire, loin d’être un simple exercice de commémoration, s’est mué en tribune d’avenir, où partenariats publics et privés ont été invoqués comme les deux piliers d’une Afrique de l’Ouest réconciliée avec ses potentialités.

C’est dans ce décor solennel et fertile que la BIDC a brandi le flambeau de ses ambitions renouvelées, faisant de ce jour d’anniversaire un carrefour d’intelligences, de volontés et d’horizons partagés.


Un demi-siècle d’intégration : cap sur la symbiose entre public et privé

Cinquante ans après la naissance de la CEDEAO, l’heure n’était pas tant aux bilans qu’aux projections. Sous le thème éloquent « 50 ans d’intégration régionale : partenariats publics et privés pour un avenir », la BIDC a décliné une vision structurée et raffinée de son rôle de trait d’union entre les forces motrices de la transformation ouest-africaine. En présence de personnalités de haut rang, de décideurs économiques, d’hommes et femmes d’affaires, l’institution a fait montre d’une volonté inébranlable : faire converger les dynamiques publiques et privées vers un horizon partagé de développement inclusif.

La voix de la vision : Moctar Coulibaly galvanise les volontés

Représentant le président de la Banque, le Secrétaire général Moctar Coulibaly, dans un discours vibrant d’élégance et de conviction, a dressé un tableau sans concession de l’état des défis régionaux tout en esquisant les contours d’une réponse collective à bâtir.

« Le thème de ce jubilé n’est pas un slogan, c’est un appel vibrant à l’action concertée. Car sans la vitalité inventive du secteur privé, il n’est point de rupture avec le statu quo. Et sans le leadership structurant du secteur public, il ne saurait y avoir d’échelle ni de cap. La BIDC incarne ce lien stratégique, ce fil d’or entre volonté politique et dynamisme entrepreneurial », a-t-il affirmé avec une hauteur de vue admirable.

Une scénographie des accomplissements : les “boxes pays” comme miroir du réel

Point d’effet d’annonce sans preuve tangible. À travers de sobres mais évocateurs « boxes pays », la BIDC a déroulé l’éventail de ses interventions dans les différents États membres de la CEDEAO. Infrastructure routière, énergies renouvelables, appui au tissu industriel, renforcement des services sociaux de base : autant de domaines dans lesquels l’institution déploie depuis des décennies ses ressources et son expertise.

Chaque box, à l’image d’une vitrine nationale, révélait les fruits concrets d’une vision régionale partagée. Il s’agissait moins de se glorifier que de démontrer que la coopération peut devenir transformation, et que l’intégration peut se conjuguer en actions, non en intentions.

Un appel à la cohésion des forces vives

Porte-voix d’une institution consciente de ses responsabilités historiques, Moctar Coulibaly n’a pas manqué de rappeler que la mission de la BIDC ne se limite pas à financer. Elle consiste aussi à fédérer, à inspirer, à susciter l’élan collectif.

« L’heure est à la mobilisation intégrale. L’Afrique de l’Ouest a besoin d’une équipe soudée, consciente que notre avenir est entre nos mains, et que seules des institutions fortes, solidaires et agissantes nous conduiront à bon port », a-t-il proclamé, dans un élan où l’éthique du développement rencontre la poésie de l’engagement.

BIDC, une sentinelle au service du progrès ouest-africain

Depuis plus de quarante années, la BIDC n’est pas un simple guichet financier : elle est une sentinelle du progrès, une vigie de l’intégration, une artisanale bâtisseuse de ponts entre les peuples et les États. Son action s’inscrit dans la continuité du grand dessein fondateur de la CEDEAO : faire de l’Afrique de l’Ouest un espace de paix, d’échanges, de solidarité économique et de souveraineté partagée.

Un jubilé pour refonder l’espérance

Ce cinquantenaire ne fut pas un chant du cygne tourné vers le passé, mais un hymne à la responsabilité. La BIDC a su faire de cette étape une rampe de lancement, un tremplin vers un avenir où les frontières s’effacent devant la coopération, où les énergies se canalisent dans l’intérêt commun.

L’Afrique de l’Ouest, par la voix de la BIDC, a choisi d’inscrire son destin dans une architecture de progrès porté par l’unité, la rigueur, et la vision. À l’heure où le continent cherche des repères, la BIDC, dans l’écrin de ses cinquante ans de compagnonnage avec la CEDEAO, s’affirme plus que jamais comme l’un de ses leviers majeurs de transformation.