2e SNTPME : un souffle de rigueur sur les ailes du progrès à Tsévié

ECONOMIE SOCIETE

La cité stratégique de Tsévié a servi d’écrin ce 30 Mai 2025 à l’étape maritime de la Deuxième Édition de la Semaine Nationale dédiée aux Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME). Un rendez-vous capital, aussi solennel que stimulant, placé sous le sceau de la gouvernance, de l’efficacité entrepreneuriale et d’un engagement accru du tissu économique national.

La cérémonie d’ouverture a marqué le lancement d’une journée dense, rythmée par les échanges et les perspectives. En première ligne : M. Abdelhalim Touré, économiste de renom et expert en gouvernance, venu partager la quintessence d’un travail de fond engagé depuis la première édition.

« Il ne s’agit plus seulement de diagnostiquer, mais de construire ensemble une trajectoire commune, réaliste et réalisable », a souligné M. Touré.

Le livre blanc : boussole collective et carnet d’orientations

La matinée s’est ouverte sur une présentation claire et structurée du livre blanc de la TPME, fruit d’un processus participatif amorcé depuis 2024. Ce document stratégique, véritable cartographie des priorités, a été présenté aux entrepreneurs présents comme un outil de dialogue, de redevabilité et de projection.

Au cœur de cette démarche : une volonté ferme de confronter les grandes priorités nationales aux réalités locales. Gouvernance, fiscalité, accès à l’énergie, marchés publics, visibilité des produits locaux… autant de chapitres stratégiques passés au crible de l’intelligence collective des acteurs économiques.

« Ce livre blanc n’est pas une utopie suspendue dans les nuages, mais un projet ancré dans les réalités de terrain. Nous voulons que chaque acteur y mette les pieds, qu’il s’y reconnaisse et qu’il s’y engage », a précisé M. Touré.

La démarche consiste à confronter ces priorités à la perception des entrepreneurs de chaque région. Après Tsévié, l’exercice se poursuivra dans les Plateaux, la Centrale, la Kara et la Savane. L’objectif ultime : valider ces orientations avant la mise en place du comité de pilotage national, garant de leur mise en œuvre.

Du diagnostic à l’action : digitalisation et gouvernance en lumière

Après cette plongée dans le texte fondateur, place à l’avenir : le programme ProDigit, porté par la GDLT, a été présenté aux participants. Un véritable plaidoyer pour la digitalisation des entreprises à l’ère de l’intelligence artificielle, afin que les TPME se saisissent des nouveaux outils technologiques comme leviers de performance, de compétitivité et de visibilité.

La journée s’est conclue sur un atelier capital dédié à la gouvernance stratégique et opérationnelle. Juridique, fiscale, managériale : toutes les dimensions ont été passées en revue, avec comme fil conducteur la recherche de l’efficacité dans la transparence.

« Une entreprise bien gouvernée inspire confiance. Elle attire l’investisseur, séduit les partenaires financiers, et rassure le marché. Il faut des règles, des procédures, des responsabilités assumées à tous les niveaux », a insisté M. Touré, rappelant que l’objectif n’est pas uniquement de courir après les financements, mais de construire des fondations solides.

Cette deuxième édition s’inscrit dans une dynamique de responsabilité et d’engagement. Finie l’heure des critiques stériles, l’ère est à la co-construction, à la responsabilité partagée. Les TPME sont appelées à être non seulement bénéficiaires, mais aussi actrices du changement qu’elles souhaitent incarner