Sit-in sur Pause /Banques en sursis : le SYNBANK et le SYNASSUR lèvent le pied, mais pas le poing

ECONOMIE

Prévu pour ce lundi 25 août 2025 dès 7 heures au siège du Syndicat des Employés et Cadres des Banques, des Établissements Financiers et des Assurances du Togo (SYNBANK-Togo), à Lomé, le sit-in annoncé en solidarité avec les quarante-deux employés licenciés de SUNU Bank Togo, dont le Secrétaire Général du SYNBANK, M. Yati Awoula BABA, a été provisoirement suspendu.

Cette décision intervient après une rencontre de dernière minute, ce dimanche 24 août, entre les responsables syndicaux et le Ministre de la Fonction publique, du Travail, des Réformes administratives et du Dialogue social, M. Gilbert Bawara.

Par communiqué conjoint, le SYNBANK et le SYNASSUR ont confirmé que le gouvernement s’est engagé à ouvrir, dès ce lundi à midi, une table de discussions au Ministère de l’Économie et des Finances, en présence des bureaux exécutifs syndicaux et du ministre de tutelle. L’objectif affiché est d’« examiner les problèmes de fond afin d’envisager les solutions idoines ».

Les responsables syndicaux, tout en saluant cette ouverture au dialogue, appellent leurs militants à « rester mobilisés en attente de nouvelles instructions », soulignant que cette suspension n’équivaut pas à une capitulation, mais à une trêve stratégique.

Il faut rappeler que, dans la soirée du vendredi 22 août, après 17 heures, la direction de SUNU Bank avait notifié par voie d’huissier à 42 employés leur licenciement, dont celui du Secrétaire Général du SYNBANK. Une mesure jugée par les syndicats comme une « violation flagrante des dispositions réglementaires ».

Face à cette décision, le SYNBANK et le SYNASSUR avaient appelé à une mobilisation nationale, invitant les travailleurs des banques, assurances et établissements financiers à « observer un sit-in » devant leurs institutions, et ce jusqu’à la réintégration du SG et des autres camarades licenciés.

Pour l’heure, la tension reste palpable : le sit-in est suspendu, mais non annulé. Dans ce bras de fer social, la balle est désormais dans le camp du gouvernement et des dirigeants de SUNU Bank. La suite des discussions déterminera si la voie de la négociation remplacera durablement celle de la contestation