Dans le sillage de la mise en œuvre progressive de l’Assurance Maladie Universelle (AMU), un nouveau jalon vient d’être posé pour structurer l’accès aux soins visuels au Togo. La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) et l’Association des Professionnels de l’Optique et de la Lunetterie (APPOL) ont scellé une convention sectorielle qui, bien au-delà des signatures, érige un véritable « pacte de clarté » entre institutions, praticiens et citoyens.
D’entrée de jeu, les autorités ont insisté sur l’exigence morale qui accompagne l’intégration dans le réseau de l’AMU, rappelant que la solidarité n’a de sens que lorsqu’elle s’inscrit dans une éthique irréprochable.
« Cette intégration dans le réseau de l’AMU est une opportunité qui s’accompagne de rigueur et d’éthique. Je tiens donc à insister sur le respect scrupuleux des engagements. L’AMU repose sur un principe fondamental : la solidarité. Toute fraude, toute complaisance ou tout manquement au Code de déontologie compromet l’équilibre et la pérennité de ce système précieux », a-t-il averti, tel un gardien veillant à ce que la lumière ne vacille jamais.
Il a également rappelé que le respect du parcours de soins, notamment dans la délivrance des lunettes médicales, n’est pas négociable.
« Ce rappel n’est pas une menace, mais une ligne de conduite inébranlable qui doit s’imprimer dans vos pratiques. Nous attendons de tous les opticiens-lunettiers un professionnalisme exemplaire », a-t-il souligné. Les contrôles de la CNSS et de l’INAM, loin d’être perçus comme un carcan, seront renforcés afin de préserver l’équité, véritable boussole de l’AMU.
Pour Mme Ingrid Awadé, Directrice générale de la CNSS, cette convention est le fruit d’un dialogue constructif, nourri par une volonté commune de servir l’intérêt général.
« C’est un partenariat qui incarne notre détermination à bâtir une Assurance Maladie Universelle inclusive, accessible et durable », a-t-elle déclaré, rappelant que la vision sociale ne se décrète pas : elle se construit pierre après pierre.
Elle a par ailleurs mis en lumière l’importance de cette signature, qui intervient alors même que la couverture des Travailleurs Non Salariés (TNS) — force vive et pilier discret de l’économie nationale — devient pleinement opérationnelle.
« La signature de cette convention sectorielle traduit notre engagement à structurer l’offre de soins visuels dans un cadre contractuel clair, équitable et conforme aux exigences de l’AMU, pour le bien de tous les assurés », a-t-elle ajouté.
Du côté des professionnels, le président de l’APPOL, M. Quacoe-Wossinu Sénam, a salué une étape déterminante pour l’avenir du secteur optique. Selon lui, la convention porte une ambition collective : améliorer l’accès aux soins oculaires et accompagner les populations dans l’acquisition d’équipements adaptés.
« Grâce à cette initiative, nous espérons réduire les accidents de circulation, les chutes et d’autres incidents liés à la déficience visuelle. En facilitant l’accès à des équipements oculaires appropriés, nous contribuons également à renforcer la productivité économique du pays », a-t-il affirmé.
Il a également annoncé le renforcement de la formation continue et des actions de sensibilisation au sein de l’APPOL, afin que chaque opticien du réseau propose des solutions de qualité, accessibles à tous, sans distinction sociale.
Une manière, dit-il, de « redonner à chaque regard sa juste lumière ».