Justice en mutation : Faure Gnassingbé annonce rigueur, réforme et clémence ciblée

POLITIQUE

Le 2 décembre 2025, devant les représentants de la Nation réunis à l’Assemblée nationale, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a livré un discours solennel qui résonne déjà comme une pierre angulaire du renouveau institutionnel. Au cœur de son allocution : la modernisation de la justice togolaise, présentée non seulement comme une nécessité administrative, mais comme une exigence démocratique. Avec la gravité des grands instants et la conviction de ceux qui veulent inscrire leur action dans la durée, Faure Gnassingbé a rappelé la vocation fondamentale de l’institution judiciaire : « Moderniser la justice, c’est garantir à chaque citoyen un accès plus simple, une réponse plus rapide, une institution plus viable. » Une déclaration qui sonne comme une promesse et s’affirme comme un engagement.

Dans cette dynamique de refondation, le Président du Conseil envisage un renforcement significatif des ressources humaines et institutionnelles. Les juridictions devront disposer des moyens nécessaires pour exercer pleinement leurs missions régaliennes, restaurer la confiance des justiciables et assurer la prévisibilité des décisions. Car une justice performante n’est pas seulement un pilier démocratique : elle est aussi un moteur économique. Elle rassure les investisseurs, stimule l’entrepreneuriat et contribue à la stabilité indispensable au développement national.

Dans un geste mêlant humanité et équité, Faure Gnassingbé a annoncé avoir instruit le ministre de la Justice d’élaborer dans les prochains jours des mesures de grâce ciblées. Ces mesures concerneront notamment les détenus en longue détention, ceux condamnés pour des délits mineurs, les personnes âgées en fin de peine ainsi que les détenus gravement malades. Une main tendue sans être une main levée : le geste se veut juste, pas permissif. Le Président du Conseil l’a d’ailleurs rappelé avec fermeté : « Les réformes que nous conduisons ne concernent ni les crimes de sang, ni les atteintes graves à l’intégrité physique ou à la vie. Pour ces actes, la rigueur restera la règle. »

En articulant modernisation et humanité, rigueur et responsabilité, Faure Gnassingbé esquisse une justice togolaise à la fois plus proche, plus rapide, plus accessible, mais aussi plus implacable là où la société doit être protégée. Une justice qui, comme un balancier maître de son équilibre, oscille entre la lettre de la loi et l’esprit de la République. Le Togo semble ainsi se diriger vers une réforme judiciaire où la dignité des hommes rencontre la stabilité de l’État et où la grâce devient un souffle nouveau pour ceux que la vie a placés derrière les barreaux.