Lomé est en pleine effervescence. Du 9 au 13 décembre 2025, la capitale togolaise n’est pas seulement un lieu de réunion ; elle se mue en une véritable « boussole » économique, orientant les regards vers un gisement de richesse trop longtemps sous-estimé : sa diaspora. La Table-Ronde Économique des Diasporas Togolaise, Africaine et Afrodescendante, n’est pas un simple colloque ; c’est un vibrant appel du large aux enfants du continent.
L’enjeu est de taille : transformer la perception de la diaspora. Historiquement considérée sous le prisme des transferts monétaires familiaux—le fameux « argent de poche »—elle est aujourd’hui reconnue comme un partenaire stratégique incontournable pour le développement des pays d’origine. Le panel inaugural de ce mardi 9 décembre, intitulé de manière éloquente : « Regards croisés sur la diaspora : de migrants à partenaires stratégiques… », a donné le la de cette ambition renouvelée.
L’agenda de cet événement est un véritable plaidoyer pour l’investissement productif. Mercredi, le programme se « déploiera » autour des thèmes de l’entrepreneuriat et de l’accompagnement financier. Si le premier panel s’interrogera sur le passage « de la solidarité sociale aux investissements productifs », le second s’attardera sur l’importance cruciale des « offres de produits financiers et non financiers » pour cimenter ces investissements. L’objectif n’est plus seulement d’aider la famille, mais de « faire souche » en créant des emplois et de la croissance économique locale.
La session des entrepreneurs de la diaspora, prévue pour l’après-midi, s’annonce particulièrement inspirante. Elle mettra en lumière des « bâtisseurs » concrets, à l’instar de Mmes Yolande SOUKOU ou Simone Djatougbe AMEKO, dont les entreprises constituent la preuve vivante que la « graine » semée à l’étranger peut germer avec succès sur la terre mère.
Enfin, au-delà de l’économie, la table-ronde embrasse le volet social et culturel, avec notamment la Journée des cultures africaines et afrodescendantes. La diaspora n’est pas seulement un « portefeuille » ; c’est un réservoir de compétences, d’expertises et de mémoires.
Les rencontres B to B prévues vendredi marqueront l’apogée de cette semaine, transformant les discours en actions concrètes. En définitive, cette table-ronde à Lomé s’inscrit dans une dynamique panafricaine. Elle nous rappelle que le « fil » qui unit la diaspora à l’Afrique est un fil d’or, dont le tissage habile fera la richesse de demain.