Au Togo, la noix de cajou n’est plus seulement un fruit à croquer ou une graine à exporter : elle est désormais un levier stratégique pour la transformation économique. Dans un communiqué rendu public le 16 mars 2026 à Lomé, le gouvernement togolais rappelle les règles qui encadrent la campagne de commercialisation de l’anacarde, avec un mot d’ordre clair : transformer davantage sur place pour récoLter plus de valeur.
À travers cette démarche, les autorités entendent non seulement organiser la filière, mais aussi faire en sorte que l’or brun togolais profite d’abord à l’économie nationale avant de prendre la route des marchés internationaux.
Dans sa politique de promotion et de diversification des filières agricoles à fort potentiel de croissance et d’exportation, le gouvernement apporte un appui aux organisations interprofessionnelles afin de renforcer leur compétitivité.
Ainsi, l’achat et l’exportation des noix de cajou et de leurs produits dérivés sont désormais strictement soumis à l’obtention d’un agrément délivré par le Comité de coordination de la filière anacarde (CCFA), coprésidé par les ministres chargés du commerce et de l’agriculture.
Autrement dit, dans cette économie où la graine vaut de l’or, nul ne peut jouer les exportateurs solitaires : la filière s’organise, se régule et se professionnalise
Une règle simple, mais lourde de sens. Elle vise à encourager la transformation locale, créatrice d’emplois, de savoir-faire et de valeur ajoutée.En clair, la logique est limpide :moins de cajou brut qui quitte le territoire, plus de cajou transformé qui fait tourner les machines et vivre les travailleurs.
Pour garantir le respect de ces dispositions, les inspecteurs du commerce et les services du Commissariat des douanes et droits indirects de l’Office togolais des recettes (OTR) sont chargés d’en assurer l’application rigoureuse.
toute entorse à la réglementation expose les contrevenants à des sanctions prévues par les textes en vigueur.
Dans cette filière stratégique, la loi ne se contente plus d’être écrite : elle sera appliquée. Derrière ces mesures réglementaires se dessine une ambition plus vaste : faire de l’anacarde un pilier de la souveraineté économique et alimentaire du Togo.