Le Togo fait tomber les barrières : l’inclusion des personnes handicapées franchit un cap historique

POLITIQUE SOCIETE

Le Togo vient d’écrire une nouvelle page de son engagement en faveur de la justice sociale et de l’inclusion. Vendredi 15 mai 2026, au cours de la deuxième séance plénière de la première session ordinaire de l’année, les députés togolais ont adopté définitivement et à l’unanimité le projet de loi autorisant la ratification du protocole africain relatif aux droits des personnes handicapées.

Une avancée majeure qui place la dignité humaine au cœur de l’action publique et confirme la volonté des autorités togolaises de bâtir une société plus équitable et plus inclusive.

Sous la conduite de S.E. Prof. Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale, cette séance a réuni plusieurs membres du gouvernement, notamment Gilbert Bawara, ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, ainsi que Martine Moni Sankaredja-Sinandja, ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme.L’adoption définitive de ce texte marque l’aboutissement d’un processus parlementaire conduit avec méthode et consensus. Après un premier vote favorable de l’Assemblée nationale le 31 décembre 2025, le Sénat avait, à son tour, validé le projet de loi le 19 mars 2026 avant de le renvoyer à la première chambre conformément à la procédure législative.À travers cette ratification, le Togo renforce son arsenal juridique en faveur des personnes handicapées et consolide ses engagements internationaux déjà exprimés à travers la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, ratifiée depuis 2011. Mais au-delà du cadre légal, cette décision porte une ambition profondément humaine : celle de garantir à chaque citoyen, quelles que soient ses différences, le droit de vivre dans le respect, l’égalité et la considération.En présentant le texte devant les élus de la nation, la ministre Martine Moni Sankaredja-Sinandja a insisté sur la portée stratégique de ce protocole africain, conçu à partir des réalités propres au continent. Selon elle, cet instrument juridique constitue une réponse adaptée aux obstacles sociaux, économiques et culturels auxquels les personnes handicapées demeurent confrontées dans plusieurs pays africains.Le protocole consacre notamment des droits fondamentaux liés à l’éducation inclusive, à l’accès aux soins de santé, à l’emploi, à la justice et à la protection contre toutes formes de violences, d’exclusion ou de discrimination. Il réaffirme surtout un principe essentiel : le handicap ne saurait être un frein à la citoyenneté ni à l’épanouissement humain.

Dans une déclaration empreinte de solennité, la ministre a salué un vote « historique », estimant qu’il traduit la volonté des représentants du peuple de faire triompher les valeurs de respect, de solidarité et d’égalité.Par cette décision unanime, le Togo choisit de faire de l’inclusion une force et de la dignité un droit partagé. Une manière de rappeler que le développement d’une nation se mesure aussi à la place qu’elle accorde