L’Assemblée nationale a adopté, vendredi 9 octobre 2026, le projet de loi autorisant la ratification de la convention portant création de l’Organisation internationale pour la médiation (IOMed), adoptée le 30 mai 2025 à Hong Kong. À travers cette décision, le Togo réaffirme son attachement au dialogue, à la coopération internationale et au règlement pacifique des différends.
La deuxième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année s’est tenue au palais de l’Assemblée nationale sous la présidence du professeur Komi Selom Klassou, président de l’institution, en présence de Gilbert Bawara, ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions.
La convention instituant l’IOMed vise à promouvoir le recours à la médiation comme moyen privilégié de prévention et de règlement pacifique des différends internationaux. Elle entend ainsi favoriser des relations harmonieuses entre les États et consolider les mécanismes de coopération internationale.
Son champ d’intervention englobe quatre catégories de litiges : les différends entre États, ceux impliquant des États tiers, les litiges entre un État et le ressortissant d’un autre État, ainsi que les différends commerciaux internationaux opposant des parties privées. L’organisation compte 35 pays fondateurs, parmi lesquels figurent quatre États africains : le Bénin, le Gabon, le Nigeria et le Togo.
La médiation au cœur de l’engagement diplomatique togolais
À l’ouverture des travaux, le président de l’Assemblée nationale a présenté cette initiative comme une manifestation de la volonté du Togo de contribuer à l’émergence d’un ordre international davantage fondé sur le dialogue, la solidarité, la coopération et la résolution pacifique des conflits.
Il a, dans cette perspective, mis en exergue l’engagement du pays, sous le leadership du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, en faveur de la médiation comme instrument de recherche de solutions pacifiques aux tensions et aux crises qui menacent la stabilité des nations.
Au nom du groupe parlementaire Union pour la République (UNIR), son président, l’honorable Aklesso Atcholi, a souligné la portée politique et diplomatique de cette décision. Pour lui, l’approbation du texte dépasse le simple cadre d’une adhésion institutionnelle : elle traduit un choix de principe et une responsabilité dans la construction d’un environnement international plus pacifique.
Il a notamment insisté sur la nécessité de privilégier la parole et le dialogue, même dans les situations les plus complexes, estimant que l’adhésion à l’IOMed permettra au Togo de réaffirmer sa volonté de contribuer, à son échelle, au rapprochement des peuples, à la prévention des conflits et à la consolidation de la paix.
L’honorable Aklesso Atcholi a également évoqué l’expérience du président du Conseil en matière de médiation et de règlement pacifique des différends, rappelant la mission de médiation qui lui a été confiée par l’Union africaine, le 12 avril 2025, dans le cadre de la crise opposant la République démocratique du Congo au Rwanda.
Un engagement renouvelé en faveur de la paix
Au nom du gouvernement, Gilbert Bawara a exprimé sa reconnaissance aux députés pour l’adoption du projet de loi. Il a salué leur adhésion aux principes et aux valeurs qui fondent l’engagement du Togo en faveur de la paix, du dialogue et de la coopération entre les nations.
Dans son discours de clôture, le professeur Komi Selom Klassou a, pour sa part, souligné l’importance de cette démarche dans un contexte international marqué par la persistance des conflits, l’intensification des tensions géopolitiques et les défis croissants auxquels est confronté le respect du droit international.
Il a rappelé que la paix, la sécurité, la stabilité et la participation démocratique constituent des conditions indispensables au développement durable des nations, conformément à la vision portée par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé.
Le président de l’Assemblée nationale a, en outre, insisté sur le respect des principes fondamentaux qui régissent les relations internationales, notamment la souveraineté des États, leur intégrité territoriale et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures.
En autorisant la ratification de cette convention, le Togo entend ainsi conforter son positionnement en faveur de la diplomatie préventive et des mécanismes pacifiques de résolution des différends. Cette orientation traduit sa volonté de participer activement aux initiatives internationales visant à préserver la paix et à promouvoir des relations fondées sur le respect mutuel, le dialogue et la coopération.