L’Université de Lomé, doyenne des temples du savoir togolais, change de timonier à l’aube de ses 55 années d’existence. Par décret du président du Conseil, Faure Gnassingbé, c’est le professeur Kossivi Hounakey, juriste de renom et pédagogue aguerri, qui prend désormais les rênes de la plus grande institution universitaire du pays.
Natif de Badou, dans la préfecture des Wawa, le Pr Hounakey incarne une ascension forgée par l’excellence académique et la rigueur intellectuelle. Agrégé de droit public depuis 2015, il a façonné des générations d’étudiants, encadré des thèses remarquées et signé plusieurs ouvrages devenus des références. À l’Université de Lomé, son empreinte est déjà visible : il y a dirigé l’Institut des Métiers de la Mer ainsi que le Centre de Droit Public, démontrant une capacité rare à conjuguer expertise théorique et vision institutionnelle.
Avant cette nomination, l’homme de droit servait au cœur de l’appareil gouvernemental en qualité de ministre délégué auprès du ministre du Commerce. Sa rigueur et son sens du service public l’ont distingué, ouvrant aujourd’hui la voie à une nouvelle mission : écrire, avec encre de savoir et plume de gouvernance, un chapitre décisif de l’histoire de l’Université de Lomé.
Âgé de 52 ans, il succède au professeur Adama Mawulé Kpodar, auquel il revient le mérite d’avoir accompagné l’institution dans une phase charnière. La passation de service est prévue pour ce samedi 20 septembre, symbole d’un relais institutionnel que l’on espère fécond et inspirant.
En prenant la tête de ce « vaisseau-mère » de l’enseignement supérieur togolais, le Pr Hounakey n’endosse pas seulement une charge administrative : il devient le gardien d’un héritage académique et le bâtisseur des horizons futurs. À l’heure où l’Université de Lomé s’apprête à souffler ses 55 bougies, le défi est clair : conjuguer tradition et innovation pour que ce haut lieu de savoir reste non seulement une fabrique d’élites, mais aussi une boussole pour la jeunesse.