Sous la Ve République, Isaac Tchiakpé incarne le souffle d’une renaissance culturelle

CULTURE

Sous le ciel du renouveau politique, le Togo ouvre un nouveau chapitre de son histoire institutionnelle avec l’avènement du premier gouvernement de la Ve République. Parmi les figures marquantes de cette équipe, un nom brille d’un éclat particulier : Isaac Tchiakpé, nouveau ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts. Philosophe, historien, pédagogue et homme d’esprit, il incarne la rencontre rare entre la pensée et l’action, entre le savoir et le faire.

Ce Togolais au parcours académique exemplaire est tout sauf un inconnu dans les sphères du pouvoir. Avant de rejoindre le temple de la Culture, il avait déjà marqué les esprits en pilotant le ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage. Deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en histoire, obtenus à l’Université Paris-Nanterre et à l’École Normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, forgent la stature intellectuelle de celui qui, désormais, entend bâtir des ponts entre l’intelligence du passé et la vision du futur. Agrégé de philosophie, il a longtemps façonné des esprits en France avant de se tourner vers la scène politique togolaise, mû par le désir de servir autrement.

En lui confiant ce portefeuille stratégique, le gouvernement togolais ne fait pas qu’honorer un érudit ; il confie à une conscience éclairée la mission de sublimer la richesse culturelle et touristique du pays. Car au-delà des plages de sable doré et des montagnes verdoyantes, c’est tout un patrimoine vivant que le Togo aspire à hisser sur la scène mondiale. Isaac Tchiakpé se veut le passeur de cette ambition, ce guide éclairé qui saura conjuguer tradition et modernité, racines et ailes.

Les défis sont vastes : valoriser un patrimoine culturel dense mais parfois méconnu, développer un tourisme durable et compétitif, renforcer les industries créatives et faire de la culture non plus un ornement, mais un moteur de développement. Le nouveau ministre devra insuffler une nouvelle dynamique aux musées, festivals, centres d’art et sites touristiques, tout en ouvrant la porte à une économie culturelle florissante.

Mais l’homme est connu pour sa rigueur intellectuelle et sa capacité à donner sens et âme à toute entreprise. Chez lui, la réflexion précède toujours l’action, mais elle n’en ralentit jamais le rythme. Son approche, empreinte d’humanisme, pourrait bien transformer le regard que le pays porte sur ses trésors immatériels. Faire du patrimoine un levier économique, de la culture un miroir identitaire et du tourisme une symphonie nationale : telle semble être la partition que Tchiakpé s’apprête à diriger.

Son arrivée intervient dans un contexte de mutation politique, marqué par la volonté du chef de l’État d’insuffler un vent nouveau dans la gouvernance. Ce ministère, carrefour entre mémoire et modernité, est appelé à devenir l’un des poumons du développement national. Le savoir d’Isaac Tchiakpé, couplé à sa vision d’intellectuel engagé, pourrait redonner aux arts togolais la place qui leur revient : celle d’un flambeau qui éclaire et rassemble.

Sous son impulsion, le Togo pourrait assister à une renaissance culturelle, une véritable « diplomatie du sensible », où les tambours parleraient autant que les discours, où les artisans deviendraient ambassadeurs, et où le tourisme se vivrait comme une célébration permanente de l’âme togolaise.

Isaac Tchiakpé , il est un passeur d’histoires, un sculpteur de sens, un homme qui croit que le beau peut être utile, et que la culture, lorsqu’elle est bien dirigée, devient la respiration même d’une nation.

Le Togo, pays de diversité et d’inspiration, semble avoir trouvé en lui un chef d’orchestre prêt à accorder les instruments de son identité sur la gamme du progrès. Sous le signe du savoir et du rêve, Isaac Tchiakpé pourrait bien faire de la culture togolaise non seulement une vitrine, mais une lumière.