Le jeudi 11 décembre 2025 s’annonce comme l’une des journées les plus vibrantes et spirituellement profondes du 9ᵉ Congrès panafricain qui se tiendra du 8 au 12 décembre à Lomé. Consacrée aux cultures africaines, aux mémoires partagées et aux liens qui traversent le temps et les océans, cette quatrième journée résonnera comme un chant à plusieurs voix, mêlant racines ancestrales, vérité historique et hommage aux trajectoires brisées mais jamais effacées.
Pensée comme un voyage initiatique au cœur des identités africaines et diasporiques, cette journée honorera la richesse des expressions culturelles, la pluralité des traditions et la puissance de la mémoire collective.
C’est un espace où l’héritage devient lumière, où la diversité devient symphonie, et où l’histoire se fait pont entre continents.
De 10h30 à 12h15, la rencontre des prêtres et prêtresses vodou d’Afrique et des communautés d’ascendance africaine constituera un moment rare et solennel.
À travers chants, paroles, rites symboliques et échanges doctrinaux, ce rendez-vous permettra de rappeler que le vodou, bien au-delà des clichés persistants, est une matrice spirituelle, un système de pensée, une philosophie de l’harmonie entre l’humain, la nature et l’invisible.
En réunissant les détenteurs de savoirs ancestraux et leurs héritiers dispersés dans les Amériques et les Caraïbes, cette session se veut un geste de réconciliation des lignées spirituelles, un dialogue sacré entre les temples du continent et ceux de la diaspora.
De 14h00 à 15h30, un hommage sera rendu aux millions d’Africains arrachés à leur terre, dispersés sur les continents, soumis aux souffrances indicibles de la traite négrière.
C’est un moment où les silences parleront, où les mémoires s’aligneront, où les histoires individuelles deviendront chœur collectif.
Cet hommage rappellera que si la douleur fut immense, la résilience le fut tout autant.
Les survivances culturelles, linguistiques, spirituelles et identitaires des peuples déportés témoignent aujourd’hui encore de leur force indestructible.
La journée s’achèvera, de 18h00 à 20h15, par une grande session consacrée aux mémoires et séquences coloniales.
Chercheurs, historiens, artistes, témoins et représentants de la diaspora reviendront sur les fractures de l’histoire, les violences du passé et les traces visibles ou invisibles laissées par la colonisation.
Il ne s’agira pas seulement de revisiter les blessures, mais de comprendre les mécanismes, d’éclairer les zones d’ombre et de repenser les héritages.
Car l’examen du passé est l’une des conditions de la reconstruction d’un futur libre, assumé et profondément africain
Cette quatrième journée du Congrès sera celle de la profondeur, celle des racines qui remontent à la surface, des mémoires longtemps tues qui se racontent, et des cultures qui se dressent comme murailles contre l’oubli.