RAPO 2025 : Lomé au cœur des engagements pour les femmes, les filles et la résilience sanitaire

POLITIQUE SANTE SOCIETE

Lomé a ouvert, ce mardi 16 décembre, les portes de la 14ᵉ Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou (RAPO 2025). Une cérémonie d’ouverture à la hauteur des enjeux, où les mots ont pesé, les engagements ont compté et les symboles ont parlé.

D’emblée, le ton a été donné par l’allocution du Ministre togolais de la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances, M. Jean-Marie Tessi. Dans un propos clair, ferme et visionnaire, il a rappelé une vérité souvent tue mais essentielle :

« La planification familiale n’est pas un luxe, mais un pilier du développement durable, au même titre que l’éducation ou l’agriculture. »
Une phrase-manifeste, qui a résonné comme un appel à replacer l’humain au cœur des politiques publiques.

Autour de cette conviction, les interventions de M. Michel Sidibé, ancien ministre malien de la Santé et PDG de Michel Sidibé Advisory Services, de Mme Zouréhatou Kassah-Traoré, Gouverneure du District Autonome de Lomé, de Mme Kakam Élise, Représentante résidente de l’UNFPA, et de Mme Marie Ba, Directrice de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou, ont convergé vers une même exigence : un engagement collectif durable, soutenu par un financement réaliste, enraciné dans les contextes régionaux. Ici, la solidarité n’est pas un slogan ; elle est une stratégie.

La cérémonie a également laissé place à l’émotion et à la fierté, grâce à des prestations artistiques mettant en lumière la richesse culturelle togolaise. Une manière élégante de rappeler que le développement durable ne se pense pas hors-sol : il s’enracine dans les identités, les cultures et les peuples.

Sous la conduite éclairée de Mme Coumba D. Sow, Coordinatrice Résidente du Système des Nations Unies au Togo, la journée s’est poursuivie avec un Panel ministériel de haut niveau, mettant le Togo à l’honneur autour d’un thème fort et évocateur :
« Femmes et filles, actrices de la résilience et de la durabilité du financement de la santé reproductive et de la planification familiale ».

Les échanges ont été sans détour et riches de perspectives. Ils ont démontré une évidence stratégique : placer les femmes et les filles au centre des mécanismes de financement n’est ni un luxe idéologique ni une simple posture morale ; c’est une condition sine qua non de la résilience des systèmes de DSSR/PF.

Les contributions de Mme Martine Moni Sankarédja, Ministre de la Solidarité, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, de Dr Abdul-Fahd Fofana, Ministre délégué chargé de la Jeunesse et des Sports, de Mme Kakam Élise et de M. Michel Sidibé ont enrichi le débat, croisant regards politiques, techniques et institutionnels, dans une synergie salutaire.

Au terme de cette première journée, une certitude s’impose : la RAPO 2025 n’est pas qu’un rendez-vous annuel ; elle est un laboratoire d’idées, un carrefour d’engagements et une promesse d’actions concrètes