Cinéma africain en partage : AFRICAJARC et FIGA tissent un pont créatif entre l’Égypte et le Togo

CULTURE

Sous les projecteurs feutrés de la diplomatie culturelle, Lomé a accueilli, le 3 décembre 2025, une rencontre à haute valeur symbolique et artistique entre création, coopération et ambition panafricaine. Daniel Atchali, à la tête d’AFRICAJARC pour le volet cinéma et directeur du Festival International Gbaka Animation (FIGA) au Togo, accompagné de son équipe de production, a été reçu par Son Excellence Monsieur Ahmed Mohamed Eid Moustapha, Ambassadeur de la République Arabe d’Égypte au Togo.
Cette audience s’inscrivait dans le cadre du partenariat stratégique liant AFRICAJARC (France) et FIGA (Togo), deux plateformes culturelles qui, au-delà des écrans, œuvrent à rapprocher les peuples par la puissance des images et la force des récits.


Trois trophées, un hommage au savoir-faire égyptien
Moment fort de la rencontre : la remise officielle de trois trophées décernés à l’Égypte, pays d’honneur, en reconnaissance de la qualité, de l’audace créative et du rayonnement international de ses productions cinématographiques, notamment dans le format court.


Les œuvres distinguées témoignent de la vitalité du cinéma égyptien contemporain :
3ᵉ Prix Animation pour Burden of Light de Salma Orabi,
2ᵉ Prix Fiction pour Happily Ever After de Ebram Boules,
3ᵉ Prix Fiction pour Fekry’s Thoughts de Essam Hayder.


À travers ces distinctions, AFRICAJARC et FIGA saluent un cinéma qui éclaire, interroge et traverse les frontières avec finesse.
La coproduction comme trait d’union
Au-delà des honneurs, les échanges ont surtout ouvert la voie à l’essentiel : la coproduction. Cinéma d’animation, prise de vue réelle, partage d’expertises, circulation des talents et des œuvres… autant de pistes explorées pour bâtir des projets communs solides et durables entre le Togo et l’Égypte.


Dans une atmosphère conviviale et constructive, Son Excellence l’Ambassadeur a exprimé son intérêt marqué pour la scène cinématographique togolaise, partageant une conviction forte : la coproduction constitue un accélérateur de visibilité internationale, permettant aux films togolais de rayonner en Égypte et aux créations égyptiennes de trouver un écho accru en Afrique de l’Ouest.


Les festivals, carrefours des peuples et des imaginaires
La rencontre a également souligné le rôle fondamental des festivals comme espaces de dialogue, de transmission et de rassemblement.


AFRICAJARC, organisé en France, s’impose comme une vitrine internationale favorisant la circulation des œuvres africaines et la rencontre des professionnels du secteur.
FIGA, quant à lui, s’érige au Togo en plateforme fédératrice, connectant les pays du monde entier à travers une compétition internationale qui récompense chaque nation participante, parle à la jeunesse, stimule la créativité, encourage la formation et met en lumière les talents émergents de l’animation.
Une passerelle culturelle tournée vers l’avenir


Au terme des échanges, Son Excellence Ahmed Mohamed Eid Moustapha a salué la dynamique engagée par AFRICAJARC et FIGA, leur souhaitant pleine réussite et réaffirmant l’importance de ces passerelles culturelles pour renforcer, sur le long terme, la coopération artistique et culturelle entre le Togo et l’Égypte.


Quand la diplomatie se fait culture et que le cinéma devient langage commun, ce sont les peuples qui se rapprochent… image après image.