Faure Essozimna Gnassingbé sur le chantier du pont de la Kéran : une infrastructure au service du développement local

ECONOMIE SOCIETE

Fidèle à sa démarche de gouvernance de proximité et à sa vision d’un développement territorial inclusif, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est rendu ce lundi 26 janvier 2026 dans la préfecture de la Kéran, au nord du Togo. Une visite de terrain à forte portée symbolique, consacrée à l’évaluation de projets structurants destinés à désenclaver les territoires et à améliorer durablement les conditions de vie des populations.


Au cœur de cette descente sur le terrain figurait le chantier de construction du pont métallique sur la rivière Kéran, un ouvrage stratégique inscrit dans le programme national de réalisation de 21 ponts modulaires d’affranchissement à travers le pays.


Lancé en mars 2024, le projet avance à pas sûrs. Sur place, le Président du Conseil a suivi avec une attention particulière la présentation des caractéristiques techniques de l’ouvrage ainsi que les impacts socio-économiques attendus pour les populations longtemps confrontées à l’enclavement.


D’une longueur de 102,6 mètres linéaires, d’une largeur de 11 mètres et culminant à 13,40 mètres de hauteur, le pont est un ouvrage mixte acier-béton de type Unibridge, composé de trois travées renforcées par des dalles de grande épaisseur, gage de solidité et de durabilité.
Édifié sur l’axe Kantè–Nadoba, reliant Tchitchira Maison à Omalo, ce pont assure une meilleure interconnexion entre les communes de Kéran 1 et Kéran 3, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de développement économique et social pour l’ensemble de la région.

La construction de ce pont représente un investissement de 2,2 milliards de francs CFA, traduisant l’importance accordée par les autorités à la modernisation des infrastructures de base, levier essentiel de croissance et de cohésion territoriale.
Selon les informations communiquées aux autorités, les travaux de génie civil, notamment les fondations et les appuis, sont entièrement achevés. Les équipes techniques sont actuellement mobilisées sur la pose de la charpente métallique et la finalisation de la superstructure.
Les prochaines étapes consisteront à achever ces travaux, à réaliser les dispositifs de protection et à installer les équipements nécessaires à la sécurité et au bon fonctionnement de l’ouvrage.
Une reconnaissance populaire unanime
Sur le terrain, la satisfaction des populations est palpable. Pour de nombreux riverains, ce pont incarne bien plus qu’une infrastructure : il symbolise l’écoute, la proximité et la réponse concrète à des doléances longtemps exprimées.
« Ce pont est un véritable soulagement pour nous. Il facilitera l’accès aux marchés et renforcera les échanges commerciaux », confie Watékou Waté, habitant de la localité, saluant une décision présidentielle qui, selon lui, répond à un besoin vital des communautés.
Même son de cloche du côté des autorités locales. Yaka Karango, député à l’Assemblée nationale et représentant des populations de la région, a exprimé sa profonde gratitude au Président du Conseil :
« La construction de ce pont moderne sur la rivière Kéran pour relier les localités de Koutammakou et Nadoba au chef-lieu de la préfecture est un acte fort. Les populations sont reconnaissantes et prient pour que les travaux s’achèvent dans les meilleurs délais ».
Un chantier parmi 21, une vision nationale
Cette visite présidentielle vient confirmer la volonté constante de l’exécutif de réduire les disparités territoriales et de doter chaque région d’infrastructures modernes et fonctionnelles.


En rappel, le programme national prévoit la construction de 21 ponts mixtes acier-béton de type Unibridge sur l’ensemble du territoire togolais. À ce jour, plusieurs sites affichent un taux de réalisation supérieur à 80 %, signe d’une dynamique soutenue et d’un engagement ferme en faveur du désenclavement.
Avec le pont sur la rivière Kéran, ce sont des rives longtemps séparées qui se rejoignent, des échanges qui s’intensifient et une région entière qui avance, portée par une infrastructure devenue passerelle vers le développement.