À Bè Souza Nétimé III, le 8 mars entre réflexion, tradition et célébration des femmes

CULTURE SOCIETE

À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, le dimanche 8 mars 2026, la communauté de Bè Souza Nétimé III a offert un moment d’échanges aussi riche que symbolique. Dans l’après-midi, le terrain de Kodjindji s’est transformé en un véritable carrefour de dialogue, de partage d’expériences et de valorisation du rôle essentiel des femmes dans la société.
Initiée par le Comité de Développement du Quartier (CDQ) de Bè Souza Nétimé III, avec l’accompagnement bienveillant de la chefferie traditionnelle, cette rencontre s’inscrivait dans l’esprit même du 8 mars : réfléchir, apprendre et s’encourager mutuellement pour un avenir plus équitable. L’événement, empreint de convivialité et de réflexion, a permis aux femmes de la communauté de se retrouver dans un cadre d’écoute et d’expression
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Au cœur de cette rencontre figurait une conférence interactive animée par Madame KUETE Angèle, institutrice à la retraite et présidente de la commission des femmes du CDQ. Avec l’élégance de l’expérience et la sagesse des années consacrées à l’éducation, elle a su captiver l’assistance. À travers un discours à la fois pédagogique et inspirant, elle a rappelé que la femme est bien plus qu’un pilier du foyer : elle est la mémoire de la société, l’architecte de l’éducation et la gardienne des valeurs communautaires.

Dans une atmosphère ponctuée d’échanges nourris et de témoignages poignants, les participantes ont abordé des thématiques liées à l’autonomisation, à la solidarité féminine et à la responsabilité sociale. Les mots ont circulé librement, comme une rivière de sagesse collective où chaque intervention venait enrichir le débat.

Mais au-delà des paroles, la culture s’est également invitée à la fête. Les intermèdes folkloriques du groupe Novissilélé ont apporté une touche artistique et identitaire à l’événement. Entre rythmes traditionnels, chants porteurs de sens et danses empreintes d’authenticité, le groupe a su rappeler que la culture est l’âme vivante d’un peuple et la mémoire vibrante de ses traditions.

Au terme de cette rencontre, un message fort s’est dégagé : lorsque les femmes se rencontrent, la communauté s’élève ; lorsque les femmes dialoguent, l’avenir s’éclaire. Cette initiative du CDQ, soutenue par la chefferie, aura ainsi permis de semer des graines de conscience, de solidarité et d’espoir dans le cœur des participantes.
En ce 8 mars, à Bè Souza Nétimé III, les femmes n’ont pas seulement célébré une date. Elles ont célébré leur voix, leur force et leur capacité à transformer la société.