Kloto : face aux faux médicaments, le Club RFI-Togo fait de la vigilance une prescription collective

SANTE SOCIETE

À Kpalimé, la lutte contre les médicaments de provenance douteuse a trouvé un nouvel écho. La Coordination des Clubs RFI-Togo a lancé, vendredi 21 août 2026, la 8ᵉ édition de sa campagne de sensibilisation consacrée à un fléau qui, derrière la banalité apparente d’un comprimé ou d’un sirop, peut dissimuler de graves périls sanitaires.

Placée sous le thème « Attention aux médicaments vendus dans la rue », cette campagne de trois jours entend remettre la vigilance au cœur des comportements. À travers des rencontres de proximité, des séances d’information, des panels et un gala de football destiné notamment à toucher la jeunesse, l’initiative veut faire passer un message aussi simple qu’essentiel : en matière de santé, le hasard ne saurait tenir lieu de prescription.

La cérémonie inaugurale a réuni autour de cette cause les autorités administratives et locales, les professionnels de santé, les organisations professionnelles, les partenaires techniques et institutionnels, les médias ainsi que les membres des Clubs RFI et les populations de la préfecture de Kloto.Une mobilisation qui traduit une conviction : pour combattre les faux médicaments, il faut une véritable ordonnance collective, faite d’information, de vigilance, de responsabilité et d’action.

À l’ouverture, le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Koudjo Kodjo, a qualifié les faux médicaments d’« armes silencieuses », appelant à une riposte collective associant pouvoirs publics, collectivités, professionnels de santé, forces de sécurité, médias et citoyens.

Un appel qui trouve un écho dans les propos du maire de la commune de Kloto 1, Kossi Afelete Atigaku. Pour l’élu local, la lutte contre les faux médicaments ne saurait être cantonnée aux campagnes de sensibilisation. Elle doit également prendre en considération les conditions d’accès des populations aux médicaments de qualité, notamment leur disponibilité et leur coût.Car si le médicament de qualité demeure hors de portée, le marché parallèle risque de continuer à prospérer. Combattre le faux, c’est donc aussi rendre le vrai plus accessible

Pour Alfred Nadjere, porte-parole de la Coordination des Clubs RFI-Togo, le médicament ne saurait être considéré comme une marchandise ordinaire. Falsifié, mal conservé ou vendu dans un circuit clandestin, il peut devenir une véritable menace. Son appel tient en une formule : « Ne pas prendre n’importe quel médicament, c’est protéger sa santé et sa famille. »

Cette campagne bénéficie du concours de plusieurs partenaires, parmi lesquels l’OMS, la Fondation Brazzaville, représentée notamment par son directeur général Foulo Basse, l’Ordre des pharmaciens, la Mairie de Kloto 1, RAMCO Brasserie, la FETAP, Laborex, la CAMEG, la DMPL et Voltic, ainsi que des médias partenaires, dont le rôle est essentiel pour amplifier le message de prévention.

À travers cette 8ᵉ édition, la Coordination des Clubs RFI-Togo entend donc transformer la sensibilisation en véritable mouvement citoyen. À Kpalimé, le message est sans ambiguïté : contre les faux médicaments, il n’existe pas de faux débat. Il faut informer, prévenir, agir et surtout protéger.