
L’association togolaise IYAWO organise, le 31 octobre 2026 à Lomé, la troisième édition de Ladies Movement, le forum international de l’impact et du leadership des jeunes filles. Placée sous le thème « Maintenir les filles à l’école et lutter contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire », cette rencontre entend promouvoir des solutions concrètes pour la scolarisation, la protection et l’autonomisation des adolescentes.
Faire de l’école un tremplin vers l’avenir plutôt qu’un parcours semé d’obstacles. C’est l’ambition de la troisième édition de Ladies Movement, annoncée le samedi 10 octobre 2026 lors d’une conférence de presse organisée à Nyékonakpoè, à Lomé. Le rendez-vous est fixé au samedi 31 octobre au Golden Plaza, à Tokoin Hôpital, dans le prolongement de la Journée internationale de la jeune fille, célébrée chaque 11 octobre.

Fondée en 2018 par Elisabeth Apampa, qui en assure la présidence, IYAWO œuvre pour la promotion des droits des filles et des femmes. À travers Ladies Movement, l’association souhaite mobiliser les familles, les communautés, les institutions publiques et les partenaires autour des défis qui entravent le parcours scolaire des adolescentes, notamment les violences basées sur le genre, les grossesses précoces et les pressions sociales.
Les chiffres présentés par les organisateurs soulignent l’ampleur des enjeux : en 2024, le taux d’achèvement du primaire au Togo s’élevait à 94,6 %, contre 61,4 % au premier cycle du secondaire et 29,2 % au second cycle. Une évolution qui appelle à renforcer les efforts en faveur du maintien des élèves dans le système éducatif.

« Il est impossible de parler de l’émancipation et du développement des jeunes filles, ou encore du renforcement de leur pouvoir d’agir, sans leur donner directement la parole », souligne Elisabeth Apampa. Pour la présidente d’IYAWO, les adolescentes doivent pouvoir exprimer leurs besoins, faire entendre leurs préoccupations et participer à la construction de solutions adaptées à leurs réalités.
Le programme prévoit cinq panels consacrés à l’éducation et aux industries culturelles et créatives, à la santé et à la protection, au leadership et à l’éducation financière, à l’éducation au genre ainsi qu’à la prise de parole des jeunes filles, à travers le thème « Jeune fille, prends ta place ». Les échanges aborderont notamment la prévention des violences, la prise en charge des victimes, les grossesses précoces, l’autonomie économique et le rôle des familles et des communautés dans l’évolution des normes sociales. De très jeunes participantes auront également l’occasion de s’exprimer devant le public.
Selon les organisateurs, les deux premières éditions ont rassemblé plus de 700 personnes et mobilisé plus de dix partenaires. Pour cette troisième édition, IYAWO ambitionne de consolider cette dynamique et de faire émerger des engagements concrets.

Au-delà des discours, l’enjeu est clair : permettre aux filles de rester à l’école, d’apprendre en toute sécurité et de prendre pleinement leur place dans la société. Avec Ladies Movement 2026, IYAWO entend rappeler qu’aucune ambition ne devrait être sacrifiée sur l’autel des violences et des inégalités.