Un atelier de renforcement des capacités réunissant les acteurs du commerce et de la société civile s’est tenu jeudi à Lomé, sous le signe de la transparence économique et de la protection du consommateur. Les assises ont été ouvertes par M. Koffi Vinyo Mensah, directeur de cabinet du ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, en présence de M. Balam Sosso Tchamdja, directeur général de SICPA-Togo, ainsi que des représentants du gouvernorat du Grand Lomé et de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo).
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale du commerce, laquelle ambitionne de replacer la concurrence loyale au cœur des échanges. Elle répond au constat selon lequel de nombreux acteurs méconnaissent encore les dispositions de la loi N°99-011 relative à l’organisation de la concurrence au Togo, pourtant adossée à un cadre institutionnel et réglementaire destiné à instaurer un marché plus sain et équitable.
Durant les travaux, les participants ont exploré plusieurs modules : la surveillance du marché et la régulation concurrentielle, la digitalisation des services commerciaux et la protection des consommateurs en ligne, les opportunités offertes par la CCI-Togo aux opérateurs économiques, ainsi que la Solution Automatisée de Marquage (SAM) des produits.
« La bonne compréhension et la maîtrise de ces outils sont des prérequis indispensables pour bâtir un cadre commercial sain, équitable, performant et résilient », a souligné M. Koffi Vinyo Mensah.
De son côté, M. Balam Sosso Tchamdja a mis en exergue l’importance du marquage fiscal sécurisé, véritable tampon de confiance dans la lutte contre la fraude et le commerce illicite :
« Ce marquage constitue un levier stratégique favorisant la transparence des échanges et la protection des consommateurs. Les résultats du SAM se révèlent encourageants : une mobilisation accrue des recettes fiscales, une réduction des pertes liées au circuit informel, et une meilleure sécurisation des produits sur le marché », a-t-il déclaré.
cet atelier illustre la volonté des autorités de faire de la concurrence un instrument d’équité et de prospérité partagée, dans une économie en pleine modernisation où chaque produit doit porter l’empreinte de la confiance.