Dans une atmosphère à la fois studieuse et gourmande, s’est tenu, le mardi 28 octobre 2025, un atelier culinaire d’exception orchestré par l’Organisation pour l’Alimentation et le Développement Local (OADEL). Véritable banquet de savoir-faire, cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du projet PARI-ALIMENTAIRE, une initiative qui prône la réconciliation entre le terroir et la table, entre le goût et la santé.
Accueillis à Souza Netimé 3, les ménages participants ont pris part à six heures d’immersion culinaire de 8h à 14h , un festin d’apprentissage où chaque geste de cuisine devenait un acte de sensibilisation au “manger local, sain et responsable.
À l’image d’un chef qui dose ses épices avec art, l’OADEL a concocté un programme en trois volets savamment équilibrés entre théorie et pratique.
L’étal du terroir : Première halte gustative avec une présentation inspirante des produits locaux issus de Bobar Distribution. Une belle mise en lumière de la richesse agricole togolaise, véritable trésor souvent méconnu.
L’or vert de la santé : S’en est suivie une sensibilisation poignante sur les vertus de la consommation bio. Ici, le “bio” n’était pas une mode, mais un besoin vital un “bio-besoin” pour préserver la santé et renouer avec une alimentation plus authentique.
Les mains dans la farine… de fonio : Point d’orgue de la journée, la séance pratique a plongé les participants dans la création culinaire locale, prouvant que le bien-être peut se cuisiner avec des produits du cru.
Le menu du jour fut une leçon de goût et de sagesse alimentaire :
Fonio au gras à la vapeur, cette céréale ancestrale remise au goût du jour.
Adémè au chou à la vapeur, mariage harmonieux entre tradition et légèreté.
Gboma vapeur au sésame (goussi) et carottes crues, alliance colorée et vitaminée.
Sauce de souchet (efiodessi), onctueuse et nourrissante, pour un plaisir sain et plein d’énergie.
Riz et pâte ont complété ce symphonique repas, offrant aux convives un panorama complet de la richesse culinaire togolaise.
La journée s’est conclue sur une dégustation conviviale, véritable apothéose où les papilles se sont faites messagères d’un savoir transmis avec passion. Les participants ont partagé leurs impressions, saluant la pertinence d’une telle initiative.
En misant sur ces ateliers, l’OADEL, à travers son projet PARI-ALIMENTAIRE, ne se contente pas de promouvoir la cuisine locale : elle cultive la souveraineté alimentaire, éveille les consciences et met la santé au menu du développement. Car, au fond, bien manger, c’est déjà bien vivre et l’OADEL l’a prouvé, cuillère après cuillère.