Cuisine et conscience alimentaire : l’OADEL sensibilise les ménages à Bè Souza Nétimé III

CULTURE SANTE SOCIETE

À Bè Souza Nétimé III, les marmites n’ont pas seulement chanté : elles ont aussi enseigné. Le 10 mars 2026, dans une atmosphère conviviale et pédagogique, s’est tenu un atelier de cuisine organisé dans le cadre du projet PARI-ALIMENTAIRE porté par l’Organisation pour l’Alimentation et le Développement Local (OADEL). Une initiative qui a rassemblé quelques ménages ainsi que des femmes enceintes de la communauté autour d’un objectif simple mais essentiel : promouvoir une alimentation locale saine, équilibrée et accessible.

Plus qu’une simple démonstration culinaire, cette rencontre s’est révélée être un véritable moment d’apprentissage collectif où la gastronomie s’est faite messagère de santé et de bien-être. Entre conseils nutritionnels, partages d’expériences et démonstrations pratiques, les participantes ont découvert comment valoriser les produits locaux pour mieux nourrir leurs familles.
Dans les casseroles comme dans les esprits, l’idée était claire : faire rimer tradition culinaire et nutrition intelligente. Et pour donner corps à ce message, un menu savamment pensé a été proposé, mettant à l’honneur des mets à la fois nourrissants et enracinés dans le patrimoine gastronomique togolais.

Ainsi, les participantes ont pu découvrir ou redécouvrir la soupe de manioc aux boulettes de bœuf, un plat généreux et énergisant, suivie du haricot au gras aux légumes, alliance savoureuse entre protéines végétales et richesse nutritionnelle des légumes locaux.
Le troisième mets, l’alèlè à base de haricot accompagné de la sauce de pissenlits (aɲôto), a particulièrement retenu l’attention, illustrant parfaitement comment les feuilles locales peuvent se transformer en véritables trésors nutritionnels.


Enfin, la dégustation s’est achevée sur une note originale avec le milshat de la poudre de néré au cacao, mariage audacieux entre un condiment traditionnel et la douceur du cacao, preuve que l’innovation peut aussi naître au cœur des traditions culinaires.
Tout au long de l’atelier, les participantes ont été invitées à mettre la main à la pâte, transformant la cuisine en un espace d’échange et de transmission. Les gestes se sont appris, les recettes se sont partagées et les connaissances nutritionnelles se sont diffusées comme un parfum de savoir-faire.


À travers cette activité, le projet PARI-ALIMENTAIRE démontre que la sécurité alimentaire commence souvent dans la cuisine familiale. En valorisant les produits locaux et les savoirs culinaires traditionnels, il contribue à renforcer les bonnes pratiques alimentaires, particulièrement auprès des femmes enceintes et des ménages, acteurs essentiels de la santé familiale.