Le 22 mars de chaque année, le Togo s’associe à la communauté internationale pour célébrer la Journée mondiale de l’eau, un rendez-vous planétaire qui rappelle que l’eau, au-delà d’être une ressource naturelle, demeure l’une des clés essentielles du développement humain. À la veille de l’édition 2026, le ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du Territoire, chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a livré un message empreint de gravité et d’espérance, appelant à une mobilisation collective pour préserver et partager équitablement cette ressource vitale.
Dans un appel solennel adressé aux institutions publiques, aux partenaires techniques et financiers, aux organisations de la société civile, aux collectivités territoriales, au secteur privé ainsi qu’aux communautés à la base, le ministre a insisté sur la responsabilité commune qui incombe à chacun. Selon lui, chaque geste de préservation, chaque initiative communautaire et chaque projet d’infrastructure doivent converger vers un même idéal : bâtir une société plus juste où l’eau potable ne sera plus un privilège, mais le bien commun le mieux partagé.
L’eau et le genre : une source d’égalité
Placée sous le thème « L’eau et le genre : eau, source d’égalité », l’édition 2026 met en lumière une réalité encore trop persistante : les inégalités dans l’accès à l’eau potable. Dans de nombreuses localités, ce sont en effet les femmes et les jeunes filles qui portent, au sens propre comme au figuré, le poids quotidien de la quête de l’eau.
Cette corvée silencieuse, souvent accomplie à l’aube ou à la tombée de la nuit, empiète sur leur temps d’apprentissage, fragilise leur sécurité et freine leur autonomisation économique. Face à cette réalité, le ministre Séna Alipui rappelle avec conviction que l’accès équitable à l’eau est aussi un levier d’émancipation sociale.
« Garantir un accès équitable à l’eau potable, c’est promouvoir l’égalité des chances. C’est libérer du temps pour l’éducation des jeunes filles, améliorer la santé maternelle et infantile et renforcer la participation des femmes à la vie économique et sociale », a-t-il déclaré.
Des progrès notables dans la desserte en eau potable
Sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, la gestion durable des ressources en eau s’est imposée comme l’une des priorités stratégiques du gouvernement togolais.
Les résultats enregistrés ces dernières années témoignent de cette volonté politique. Le taux d’accès à l’eau potable, estimé à 60 % en 2020, a atteint 72 % en 2025, avec une progression particulièrement remarquable en milieu rural où la desserte avoisine désormais 77 %.
Ces avancées sont le fruit d’efforts soutenus et d’investissements structurants : construction d’infrastructures d’alimentation en eau potable, déploiement de postes d’eau autonomes alimentés par l’énergie solaire dans plusieurs localités rurales, mais aussi modernisation des systèmes de production et de distribution dans les zones urbaines et semi-urbaines. Autant d’initiatives qui témoignent d’une ambition claire : rapprocher la source de chaque citoyen.
Malgré ces progrès, les défis demeurent, notamment face au stress hydrique observé dans certaines régions du pays. Conscient de ces enjeux, le gouvernement a franchi une étape décisive avec l’opérationnalisation du Fonds pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau.
Cet instrument stratégique vise à garantir un financement durable des actions de protection, de mobilisation et de valorisation des ressources hydriques nationales. Il s’inscrit également dans une dynamique de renforcement de la résilience face aux effets de plus en plus perceptibles du changement climatique.
Pour Séna Alipui, cet outil constitue une véritable boussole pour l’avenir hydrique du pays, en permettant d’anticiper les pressions croissantes sur les ressources en eau tout en assurant leur gestion rationnelle et durable.
Le ministre a également rappelé que l’accès universel à l’eau potable demeure au cœur de la vision sociale portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui a réaffirmé cette priorité dans son adresse devant la représentation nationale ainsi que dans son message de vœux à la Nation pour l’année 2026.
Dans cette perspective, l’eau n’est pas seulement une ressource naturelle : elle devient un instrument de réduction des inégalités, de renforcement de la cohésion nationale et de consolidation du développement humain.
À travers ce message prononcé à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2026, le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, réaffirme ainsi la détermination du gouvernement togolais, avec l’appui de ses partenaires, à poursuivre la mise en œuvre de programmes structurants pour améliorer durablement l’accès à l’eau potable, en milieux rural, semi-urbain et urbain.