Au cœur du CETEF Togo 2000, le festival ÉRITAJ 2026 poursuit son odyssée culturelle avec une troisième journée, ce jeudi 2 avril, placée sous le sceau de la réflexion profonde et de la célébration artistique. Une journée charnière où se rencontrent les fondements de la gouvernance culturelle et les pulsations vibrantes des traditions vivantes.
Dès 09 heures, les stands rouvrent leurs portes, invitant le public à une immersion renouvelée dans les savoir-faire artisanaux, les créations locales et les expressions culturelles qui font la richesse du patrimoine togolais et africain. Mais très vite, place à l’intellect et à l’échange.
Le premier panel, consacré à la gouvernance, à la valorisation et à la transmission, pose les jalons d’une réflexion essentielle : comment structurer efficacement le secteur culturel pour en assurer la pérennité ? Comment transmettre, sans altération, l’héritage aux générations futures tout en l’adaptant aux réalités contemporaines ? Autant de questions qui nourrissent des débats denses, portés par des acteurs engagés.
Dans la continuité, le second panel met en lumière le rôle de la chefferie traditionnelle comme gardienne du patrimoine culturel. Une thématique d’une grande portée symbolique, qui rappelle que les racines de nos sociétés reposent sur des institutions ancestrales, dépositaires de savoirs, de rites et de valeurs. Ici, tradition rime avec responsabilité.
L’après-midi, à partir de 15 heures, la scène se fait plus ludique mais tout aussi signifiante avec des ateliers de percussions, de perlage et de contes. Ces moments de transmission vivante permettent aux participants de toucher du doigt l’âme des cultures africaines, entre gestes hérités et récits porteurs de mémoire.
Et lorsque le soleil s’efface, ÉRITAJ révèle une autre facette de son identité : celle de la fête. À 20 heures, la scène s’illumine pour accueillir une pléiade d’artistes et de talents tels que Zomabléo, Don Stash, Eddu Mufasa, Papyrus, Kaporal Wisdom, sans oublier les envolées sonores du DJ Mix. Une programmation éclectique où les univers musicaux se croisent et s’entrelacent, dans une symphonie contemporaine nourrie de racines profondes.
Ainsi, cette journée du 2 avril se dessine comme un pont entre réflexion et célébration, entre mémoire et modernité. ÉRITAJ confirme, une fois encore, sa vocation : être un espace de dialogue, de transmission et d’expression, où chaque note, chaque mot et chaque geste participent à la construction d’un héritage commun.
À Lomé, la culture ne se contente pas d’exister : elle se pense, elle se vit… et elle se célèbre avec éclat.