Dans un souci de modernisation et d’harmonisation des méthodes d’évaluation, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, recompose la symphonie du Certificat d’études du premier degré (CEPD) dès la session de juin 2026.
À travers l’arrêté n°336/2025/MEN/CAB/SG/DEXCC, signé le 4 novembre 2025, le premier responsable du secteur pose les bases d’une réforme qui entend accorder l’examen aux exigences contemporaines de l’apprentissage.
Publié ce vendredi, le texte officiel révèle une refonte minutieuse des barèmes.
L’épreuve de rédaction, souvent considérée comme l’âme de l’expression écrite, est désormais ramenée à 10 points. Elle reposera sur un quintette de critères, dont l’originalité, qui obtient sa propre note—preuve que l’imagination n’est plus seulement un atout, mais un critère assumé de réussite.
Les autres disciplines jouent elles aussi une nouvelle mélodie.
Le calcul mental se dote de dix questions d’un point chacune, histoire de mesurer avec précision la vivacité des esprits.
L’épreuve de problème grimpe à 20 points, conformément à l’importance croissante accordée au raisonnement logique.
Quant à la dictée, elle adopte un barème millimétré : 0,25 point par mot correctement orthographié, dans une limite de 40 mots. Et dans un souci d’équité, chaque mot ne sera comptabilisé qu’une seule fois, tel un refrain qu’on ne répète pas pour gonfler artificiellement la note.
La mise en œuvre de ces nouvelles normes est confiée aux directeurs régionaux et aux chefs d’inspection du préscolaire et du primaire, véritables chefs d’orchestre chargés de veiller à l’uniformité de l’application sur l’ensemble du territoire.
Ainsi, à l’aube de 2026, le CEPD se dote d’une partition révisée, plus rigoureuse, plus cohérente, et surtout plus en phase avec les défis pédagogiques contemporains. Une réforme qui, espère-t-on, permettra aux apprenants de jouer plus justement les premières notes de leur parcours académique.