Reine du Bien-être, Acte IV : le 7 mars, Lomé couronne la consommation locale au Palais des Congrès

CULTURE SOCIETE

L’aventure a commencé sous les vivats des femmes commerçantes et l’ardeur des partenaires ; elle s’achève bientôt sous les ors et les projecteurs. Lancée le 8 janvier 2026 sur l’esplanade du marché de Hédzranawoé, la 4ᵉ édition du concours Reine du Bien-être s’apprête à connaître son apothéose le 7 mars 2026, à partir de 17 heures, au Palais des Congrès de Lomé.

Dès l’ouverture officielle, l’événement a donné le ton. Aux côtés du promoteur Messan Govina, la marraine Mme Rabiatou Adjabode, Présidente du marché de Hédzranawoé et conseillère municipale de la commune du Golfe 2, a salué une initiative qui « allume une torche sur nos marchés ». Une flamme nourrie par la présence des partenaires, dont Organisation pour l’alimentation et le développement local (OADEL), et par la mobilisation enthousiaste des femmes des marchés, véritables gardiennes du temple de l’économie de proximité.

Particularité majeure de cette édition : l’ancrage profond dans les marchés du Grand-Lomé. Les neuf candidates, âgées de 18 à 27 ans, célibataires et déterminées, ont chacune été investies ambassadrices d’un marché relevant de l’Etablissement public autonome des marchés de Lomé (EPAM).

D’Adawlato à Hédzranawoé, d’Akodessewa Djidjenou à Klikanmé, d’Agbadahonou à Attikpodji, d’Abattoir à la Quinzaine commerciale, jusqu’à Gbossimé, chaque marché est devenu un territoire à raconter, un patrimoine à défendre, une vitrine à magnifier. Les candidates ont revisité l’histoire, mis en lumière les spécificités des produits vendus et porté, dans des plaidoyers éloquents, la voix des commerçantes.Car ici, la couronne ne se mesure pas à la taille d’un diadème, mais à l’épaisseur d’un projet.

La promotion de la consommation locale, l’engagement de chaque Togolais », Tel est le thème fédérateur de cette 4ᵉ édition. Pour Messan Govina, il s’agit d’« un rappel à l’action ». Consommer local, ce n’est pas seulement remplir un panier ; c’est remplir une mission. C’est choisir la santé par la fraîcheur des produits, soutenir l’économie nationale par un acte d’achat responsable, et inscrire le bien-être dans le quotidien.

Les candidates ont ainsi décliné des thématiques aussi variées que stratégiques : santé et assainissement, sport et loisirs, éducation et autonomie de la femme, transition agropastorale, sécurité routière, civisme… Autant de chantiers où la beauté se conjugue avec utilité, et où l’élégance épouse l’intelligence sociale.

À quelques jours de la grande finale, l’effervescence monte. Le Palais des Congrès de Lomé se prépare à accueillir une soirée où le glamour rencontrera le terroir, où les discours rivaliseront d’ardeur, et où une reine sera sacrée non pour son apparence seule, mais pour la pertinence de son projet et la solidité de son plaidoyer.
Plus qu’un concours, Reine du Bien-être est devenu une tribune. Une tribune pour rappeler que nos marchés sont des matrices économiques, que nos commerçantes sont des héroïnes silencieuses, et que la consommation locale est une cause nationale.

Le 7 mars à 17 heures, les regards seront tournés vers la scène. Mais au-delà des projecteurs, c’est tout un pays qui sera invité à faire un choix : celui de consommer ce qu’il produit, d’aimer ce qu’il cultive, et de soutenir celles qui, chaque jour, font battre le cœur de nos marchés.
La couronne sera posée sur une tête.
Mais la victoire, elle, appartiendra à la consommation locale.