Du 26 au 28 août 2026, le canton de Badja, dans la préfecture de l’Avé, deviendra le point de convergence des arts populaires à l’occasion de la Rencontre internationale des arts populaires (FEFE 2026). Porté par Togo Cultures, Gbadas Concert Band et la Compagnie Gakokoé, ce rendez-vous culturel entend célébrer les traditions tout en favorisant leur transmission et leur réinvention.
Pendant trois jours, contes, musique, théâtre, danses, manifestations populaires, concert-party et cantata se succéderont, offrant au public un voyage au cœur des imaginaires et des savoir-faire qui façonnent la mémoire collective.
Le mercredi 26 août, la parole et le conte occuperont une place centrale. Edah Awanu présentera Trito de 18h à 19h, avant que Fati Foussèni n’emmène le public, de 19h15 à 20h15, à la découverte des contes du pays des Batammariba.
Le jeudi 27 août, le stade de Badja prendra le relais avec une programmation mêlant musique, théâtre et spiritualité. Roger Atikpo et sa kora ouvriront la soirée avec Le Fromager, avant le conte musical Enyagan de Ziticomani, porté par Béno Sanvee, Eustache Kamouna et Anani Gbétèglo. La soirée se poursuivra avec « Kantata : Jeunesse de l’Église presbytérienne de Tsévié dans Jephté ».
Le vendredi 28 août, les manifestations populaires ouvriront la journée dès 8 heures. La soirée sera ensuite placée sous le signe de la musique avec Eustache Kamouna, dit Baaba, suivi du Gbadas Concert-Band de l’Académie du concert-party, qui présentera Humilité sacrée. Un concert urbain réunissant des artistes de l’Avé et d’ailleurs viendra clôturer cette première édition.
Mais FEFE ne se limite pas à trois jours de spectacles. Le festival s’inscrit dans une ambition plus vaste, portée notamment par le projet TOKWE, futur centre de formation, de recherche et de création artistique initié par la Compagnie Gakokoé, avec le soutien de la chefferie traditionnelle de Badja.
Pensé comme un espace dédié à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine culturel, TOKWE entend recueillir les récits des anciens, documenter les pratiques traditionnelles et faire de cette mémoire une source d’inspiration pour les créateurs contemporains.
L’ambition est claire : ne pas enfermer la tradition dans le passé, mais lui offrir les moyens de dialoguer avec le présent et d’inspirer l’avenir. Ainsi, les contes, chants, rites, récits et savoir-faire ancestraux pourront être étudiés, transmis et transformés en nouvelles formes de création artistique.
Avec FEFE et la perspective de TOKWE, Badja se positionne donc comme un véritable laboratoire culturel où les racines nourrissent la création et où la mémoire devient matière à inventer.