Le samedi 3 mai 2025, une vague citoyenne a une fois encore traversé les artères de Bé Souza Netimé 3, portée cette fois par une volonté ferme de réconcilier l’espace public avec la dignité collective. À l’appel du Comité de Développement de Quartier (CDQ), les habitants se sont mobilisés autour d’une mission symbolique : nettoyer les abords du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile. Une action qui, au-delà de la salubrité, posait les jalons d’un message clair : la sécurité commence aussi par la propreté.
Sous les premiers rayons d’un soleil complice, brouettes, balais, pelles et gants ont dansé en cadence, faisant valser les détritus et redonnant à ce haut lieu républicain un visage digne de son nom. Car protéger, c’est aussi préserver l’environnement immédiat des institutions.
À l’initiative de cette opération de salubrité exemplaire, David Ségbédji, Président du CDQ, n’a pas manqué de rappeler le sens profond de l’acte posé. « C’est une opération de nettoyage, certes, mais aussi une opération de conscience. Nous ne faisons pas qu’assainir un espace, nous revalorisons un symbole : celui de la responsabilité citoyenne face à l’État. » Pour lui, ce geste est un clin d’œil civique, une manière élégante de dire que le respect de l’autorité passe aussi par le respect de son environnement.
Un symbole fort autour d’un lieu fort
Choisir la clôture du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile n’est pas anodin. C’est adresser un message fort à toutes les couches de la société : la sécurité ne se décrète pas, elle se cultive. Et cela commence par des gestes simples, posés avec grandeur. Cette action rappelle que le civisme n’est pas un luxe républicain, mais un devoir quotidien.
En balayant les abords de ce ministère, les citoyens de Bé Souza Netimé 3 ont surtout balayé l’indifférence, redonnant un éclat nouveau à la solidarité communautaire et à l’engagement pour le bien commun.