« Sur les traces de l’inattendu » : Abira Bonfoh explore l’inattendu et éclaire le possible

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Il est des œuvres qui marquent une soirée, et des femmes qui marquent une époque. Le 15 novembre 2025, à Brazzaville, Abira Bonfoh n’a pas seulement présenté un roman : elle a offert une leçon de lumière. Dans un écrin littéraire soigneusement orchestré — entourée de parents, d’amis, de figures politiques, d’écrivains, de lycéens et de personnalités publiques — l’autrice togolaise a dévoilé Sur les traces de l’inattendu, un récit où les détours du destin deviennent des routes de renaissance.

Sous le ciel brazzavillois, à la croisée du fleuve et des idées, l’émotion s’est faite palpable : un public attentif, une salle comble, une atmosphère où chaque silence semblait suspendu à la poésie du moment. Les ministres présents, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, les députés, les sénateurs et plusieurs conseillers du président de la République ont donné à la cérémonie le poids institutionnel et la chaleur symbolique qu’elle méritait.
Plus qu’une présence, un engagement : plusieurs dizaines d’exemplaires du roman ont été achetés pour enrichir les bibliothèques scolaires, prolongeant ainsi la portée de l’œuvre bien au-delà des murs de la cérémonie.

Une voix littéraire au croisement de l’action et de la vision

Originaire de Kabou, dans le pays Bassar, Abira Bonfoh incarne cette génération de femmes africaines qui transforment leurs chemins en ponts et leurs défis en horizons. Diplômée en banque, finances et fiscalités, elle dirige un cabinet-conseil spécialisé dans la mobilisation de ressources, la gestion et le financement de projets stratégiques, ainsi que l’appui à la régulation du secteur des hydrocarbures.
Dans cet univers où le moindre chiffre est un engagement et chaque décision, une signature, elle évolue avec la rigueur d’une ingénieure et l’intuition d’une visionnaire.

Mais la technicienne n’éclipse jamais l’humaniste. En 2008, elle fonde la Fondation Asaal, véritable levier d’autonomisation, d’éducation et de promotion de l’excellence féminine. Là où les destins vacillent, Asaal redonne souffle. Là où les jeunes filles hésitent, Asaal ouvre la voie.

Députée à l’Assemblée nationale du Togo de décembre 2018 à mai 2024, Abira Bonfoh a occupé des postes de premier rang : Premier Questeur, Personne Responsable des Marchés Publics, Présidente du Réseau parlementaire pour la protection des enfants, et Trésorière du Caucus des femmes parlementaires.
Dans ces fonctions, elle a défendu une politique du sens et du service, où la dignité humaine demeure la boussole, et la justice sociale, l’horizon.

Avec Sur les traces de l’inattendu, Abira Bonfoh explore une autre forme d’engagement : celui du verbe. Le roman suit Télia, orpheline de naissance mais héritière de mille rêves, qui traverse les continents de l’Afrique natale aux métropoles de Dakar, Paris, New York et Londres comme on traverse ses propres tempêtes.
Chaque drame y devient une marche, chaque rencontre, un éclat, chaque détour, une révélation.
C’est une œuvre qui murmure que l’inattendu n’est jamais un accident : il est ce pas de côté qui fait grandir, ce souffle discret qui réoriente une vie.

À Brazzaville, la soirée fut ponctuée de moments d’exception. Les lycéens ont offert un concours de lecture qui a touché le public en plein cœur : oscillant entre timidité apprivoisée et ambition juvénile, leurs voix ont porté haut les mots de l’autrice.
Mme Jacqueline Lydia Mikolo, ministre des PME et de l’Artisanat, a profité de la tribune pour lancer un appel vibrant à la jeunesse : croire, persévérer, oser.
Le magistrat Prince Arnie Matoko, dans une analyse critique d’une rare finesse, a révélé des angles nouveaux du roman.

L’autrice, dans un élan de gratitude, a exprimé sa reconnaissance envers la librairie des Éditions L’Harmattan Congo et son directeur, M. Josué Appoliange Mavoungou, pour une organisation impeccable, mêlant rigueur protocolaire et chaleur humaine.

Avec son roman comme avec son parcours, Abira Bonfoh rappelle que la résilience n’est pas un refuge, mais une ascension ; que l’inattendu n’est pas un obstacle, mais un guide ; et que la littérature n’est jamais un simple récit, mais une respiration partagée.

Ce 15 novembre à Brazzaville, l’inattendu n’était pas seulement dans le titre du livre :
il était dans la salle et tout le monde s’est levé pour l’accueillir.