Sekekou Akossiwa Adele , Miss Ahé 2025: « Quand le président du comité d’organisation m’a fait des avance et j’ai refusé, c’est fini.On ne m’a plus remis la moto ».

CULTURE

Le feuilleton Miss Ahezan est loin d’avoir livré son dernier épisode. Alors que la remise du prix à la lauréate de l’édition 2026 a récemment été empêchée dans un contexte de tension, c’est désormais Miss Ahezan 2025 qui monte au créneau. La jeune reine de beauté demande l’intervention du Président du Conseil afin de récupérer le prix qui lui avait été promis lors de son sacre : une moto.

À Ahepé, la polémique autour du concours de beauté prend une nouvelle tournure. Après les remous ayant entouré la cérémonie de remise de la moto à Miss Ahezan 2026, la lauréate de l’édition précédente brise à son tour le silence. Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, elle affirme ne toujours pas être entrée en possession de la récompense qui lui aurait été promise à l’issue de son élection.

Selon ses déclarations, plusieurs mois après son sacre, la moto annoncée comme faisant partie de ses récompenses ne lui aurait toujours pas été remise. Une situation qu’elle dénonce comme une injustice et pour laquelle elle sollicite désormais l’intervention des autorités.

« Je représente Ahepé avec fierté. L’année dernière, le comité d’organisation avait promis de me remettre une moto », affirme-t-elle dans la vidéo. La jeune femme évoque également un différend personnel avec le président du comité d’organisation, qu’elle présente comme étant à l’origine, selon elle, de la non-remise de son prix.

Elle déclare notamment que celui-ci lui aurait fait des avances qu’elle aurait refusées. C’est à la suite de cet épisode, affirme-t-elle, que la remise de sa récompense aurait cessé d’être envisagée.
Dans ses propres termes, elle résume ainsi la situation :
« Après, quand le président du comité d’organisation m’a fait des avances et que j’ai refusé, c’était fini. On ne m’a plus remis la moto. »
Une accusation particulièrement sensible, qui reste, à ce stade, la version de la lauréate et n’a pas pu être confrontée à celle du président du comité d’organisation.

L’affaire prend une dimension particulière à la lumière des événements survenus lors de la cérémonie consacrée à Miss Ahezan 2026. Le week-end dernier, la remise de la moto destinée à la nouvelle lauréate aurait été empêchée par des habitants d’Ahepé. La situation aurait conduit à l’intervention de la gendarmerie, avec la saisie de la moto.

Au cœur de la contestation : une exigence de la population qui souhaite, avant toute remise du prix à Miss Ahezan 2026, que le dossier de la lauréate de 2025 soit réglé.

Ainsi, d’une édition à l’autre, la moto est devenue bien plus qu’un simple prix. Elle cristallise désormais les interrogations sur la gestion des récompenses promises aux candidates et sur la crédibilité des engagements pris au nom du concours.

Pour Miss Ahezan 2025, l’enjeu dépasse donc la valeur matérielle de la récompense. Elle estime qu’il y va du respect de la parole donnée et de ses droits en tant que lauréate.

Elle appelle ainsi le Président du Conseil et, plus largement, les autorités compétentes à intervenir afin de permettre un règlement de cette situation et d’éviter que la controverse ne dégénère en une nouvelle crise.

Car derrière les paillettes, les écharpes et les couronnes, c’est désormais la question de la responsabilité qui se pose. Un concours présenté comme un espace de promotion de la culture, de la paix, de l’unité et de la cohésion sociale ne saurait durablement s’accommoder de querelles autour des engagements pris envers ses lauréates.

Sollicité pour apporter sa version des faits et répondre aux accusations formulées par Miss Ahezan 2025, le comité d’organisation n’a, à l’heure où nous mettions sous presse, pas donné suite à nos tentatives de contact.

À Ahepé, tous les regards sont donc désormais tournés vers les autorités. La couronne attend son éclat, la moto son destinataire et le concours, une sortie de crise.