Le vendredi 23 octobre 2026, à Denyigban Culture, à Lomé, IYAWO Association organise, avec le soutien d’Equipop, un procès fictif consacré à l’avortement clandestin. Inscrite dans la deuxième édition de la campagne « Maputo pour toutes », cette initiative entend questionner les préjugés, la stigmatisation et les responsabilités collectives en matière de santé sexuelle et reproductive.
Après deux précédentes simulations judiciaires consacrées aux violences sexuelles impliquant des autorités et des chefs d’entreprise, puis aux Nana Benz, IYAWO Association ouvre un nouveau chapitre de son engagement. À travers cette troisième édition, l’association mettra en scène le parcours d’une jeune femme pour susciter le débat sur l’avortement clandestin, les violences sexuelles et l’accès aux droits.Au-delà du prétoire fictif, l’enjeu est de dépasser les jugements hâtifs pour interroger les réalités sociales, économiques, sanitaires, culturelles et juridiques qui entourent ces situations. Car derrière les condamnations se cachent parfois des violences subies, la peur du rejet, le poids des normes sociales ou encore des difficultés d’accès à une information fiable et à des services de santé adaptés.
En donnant corps à une histoire, IYAWO Association entend faire du débat un levier de sensibilisation et de prise de conscience collective. L’objectif est d’inviter le public à écouter au-delà des apparences, à questionner les préjugés et à réfléchir aux responsabilités individuelles comme collectives.Le rendez-vous est fixé au vendredi 23 octobre, à 17 heures, à Denyigban Culture, à Lomé. Si le procès est fictif, les réalités qu’il donne à voir, elles, sont bien réelles. Car, au-delà de l’accusée, c’est aussi la société qui est appelée à comparaître.