Temple Emmanuel : l’hommage au Feu prophète Sèna et le flambeau repris par Bishop NICOUE

SOCIETE

Cinq années ont passé depuis la disparition du professeur et feu prophète Sèna. Cinq années au cours desquelles le temps n’a pas réussi à ensevelir son œuvre. Ce dimanche 6 septembre 2026, le Temple Emmanuel de Daguè a renoué avec son histoire à travers un grand culte commémoratif, vibrant de ferveur, de témoignages et d’espérance. Un rendez-vous où le souvenir du fondateur s’est mêlé à la vision du nouveau Bishop, Nicoue Amassan Dodji, désormais appelé à porter plus loin la flamme.

Au Temple Emmanuel de Daguè, ce dimanche n’avait rien d’un simple dimanche de commémoration. Dès les premières heures, l’affluence des fidèles témoignait de l’importance accordée à ce rendez-vous consacré à la mémoire du feu prophète Sèna.

Dans les chants, les prières et les témoignages, cinq années d’absence semblaient soudain se réduire à la permanence d’une œuvre.
Car certaines présences ne se mesurent pas à la proximité physique. Elles se reconnaissent à la trace qu’elles laissent. Et celle du professeur Sèna demeure profondément inscrite dans la mémoire de ceux qui l’ont connu, accompagné ou bénéficié de son ministère.

Pour le nouveau Bishop Nicoue Amassan Dodji, l’un des moments les plus marquants de cette journée aura été la mobilisation de l’assemblée. Mais au-delà de la forte participation, c’est surtout la disposition spirituelle des fidèles qui l’a interpellé.

Il a vu une communauté venue non seulement honorer un disparu, mais surtout rechercher la présence du Christ et recevoir de Dieu. Des fidèles, selon lui, sont repartis avec le sentiment d’avoir reçu bénédictions, réconfort et grâce.
Dans cette perspective, la commémoration n’est pas tournée vers le passé uniquement. Elle constitue un rappel vivant que la disparition d’un serviteur ne signifie pas la disparition de l’œuvre qu’il a portée.

Pour le Bishop, le flambeau ne s’éteint pas avec celui qui le tenait. Il passe simplement d’une main à une autre, d’une génération à une autre. L’œuvre est appelée à poursuivre sa course, à grandir et à porter de nouveaux fruits.

Cette célébration a également pris une dimension particulièrement émouvante avec les témoignages de Koami et Richard fidèles de l’église. Tous deux ont livré des témoignages sur l’impact du feu prophète Sèna dans leur vie, évoquant les bienfaits qu’ils disent avoir reçus à travers son ministère. Leurs interventions ont donné chair à la mémoire : derrière le nom et le titre, il y avait des vies rencontrées, des destins marqués et des souvenirs qui refusent de s’effacer.

Dans un message adressé au nouveau Bishop, ils l’ont exhorté à préserver l’esprit de l’œuvre et à poursuivre la mission avec foi et détermination.
Leur confiance est entière : avec la grâce de Dieu, Nicoue Amassan Dodji, désormais investi de cette responsabilité, saura relever les défis et atteindre les objectifs qu’il s’est fixés.

Cette commémoration intervient au lendemain même de l’ordination et de la consécration de Nicoue Amassan Dodji comme Bishop du Temple Emmanuel.
La coïncidence du calendrier donne à ces deux événements une portée particulière. D’un côté, la communauté se souvient de celui qui a posé les fondations. De l’autre, elle accueille celui qui devra contribuer à bâtir la suite.

Le nouveau Bishop ne semble pas vouloir inscrire son ministère dans une logique de rupture. Son ambition est plutôt de faire fructifier l’héritage tout en lui donnant de nouvelles dimensions.
Il entend ainsi renforcer l’annonce de l’Évangile, travailler au salut et à l’épanouissement spirituel des fidèles, mais également accorder une place importante à l’action sociale. Pour lui, l’Église doit être un lieu où l’on prie, mais aussi un espace où l’on accompagne, où l’on relève et où l’on redonne espoir.

La nouvelle direction du Temple Emmanuel nourrit également des ambitions plus larges.
Nicoue Amassan Dodji envisage de multiplier les rencontres avec des hommes de Dieu de différents horizons, de voyager pour s’enrichir d’autres expériences, recevoir des conseils et tisser de nouvelles collaborations.
Il projette également l’ouverture, à terme, de nouvelles églises sur le territoire togolais et souhaite travailler davantage avec les pasteurs et prophètes du pays.

Une vision qui se veut résolument ouverte : pas de murs entre les ministères, mais des ponts entre les serviteurs de Dieu.
Le Bishop appelle ainsi ses collègues à privilégier l’unité, la prière, le dialogue et le partage d’expériences. À ses yeux, l’œuvre du Christ est trop vaste pour être enfermée dans les querelles ou les divisions.

Au Temple Emmanuel, la mémoire n’est pas une chaîne qui retient ; elle est une racine qui nourrit. Sèna a laissé une empreinte. Nicouè Amassan Dodji veut désormais y imprimer une nouvelle dynamique.