Le développement durable ne se mesure pas uniquement en chiffres. Il se lit dans les vies transformées, les communautés renforcées et les espoirs ravivés. Au Togo, le Système des Nations unies (SNU) entend donner tout son sens à cette vision. En présentant, ce mercredi 29 juillet 2026 à Lomé, son Rapport annuel 2025, l’institution a dévoilé le bilan d’une année d’actions où chaque investissement s’est voulu un levier de progrès et chaque partenariat une promesse d’avenir. Coumba Dieng Sow est la coordonnatrice résidente du SNU au Togo.

À travers son Cadre de coopération avec le gouvernement togolais, le SNU a mobilisé 53,6 millions de dollars américains au bénéfice de plus de 1,2 million de personnes, traduisant ainsi son engagement à accompagner les priorités nationales de développement et à accélérer l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).
Cette rencontre avec les professionnels des médias a offert l’occasion de revenir sur les principales réalisations enregistrées dans des secteurs stratégiques tels que la santé, l’éducation, la protection sociale, l’agriculture, la gouvernance, la résilience climatique ainsi que la cohésion sociale.

Dans le domaine de la santé, les résultats témoignent d’une riposte efficace face aux défis sanitaires. Plus de 3 millions de personnes ont été protégées contre les épidémies grâce à la prise en charge de l’ensemble des alertes sanitaires dans un délai de quatorze jours. L’année 2025 a également été marquée par le déploiement du vaccin contre le paludisme sur toute l’étendue du territoire national ainsi que par une réduction de 25 % du nombre d’enfants dits « zéro dose », illustrant une avancée significative en matière de couverture vaccinale.

Le secteur éducatif n’est pas en reste. Plus de 8 500 acteurs ont bénéficié d’un renforcement de leurs compétences pédagogiques, tandis que près de 64 000 élèves répartis dans 200 établissements scolaires ont reçu plus de 5 millions de repas scolaires, contribuant ainsi à améliorer à la fois la fréquentation scolaire et les performances des apprenants. Par ailleurs, plus de 32 000 jeunes ont été sensibilisés aux valeurs citoyennes, à la santé sexuelle et reproductive ainsi qu’au vivre-ensemble.
Sur le plan économique, le SNU a poursuivi son accompagnement en faveur d’une croissance inclusive. Environ 50 000 personnes, dont près de 35 000 femmes, ont bénéficié d’un appui dans les filières agricoles et entrepreneuriales. Ces interventions ont favorisé la création de plus de 2 000 emplois en milieu rural, tout en permettant l’immatriculation et le renforcement de plus de 600 coopératives, consolidant ainsi les bases d’un tissu économique local plus résilient.
Face aux défis environnementaux, les actions entreprises traduisent également une volonté de conjuguer développement et préservation des ressources naturelles. Plus de 110 000 hectares de terres ont été restaurés ou placés sous gestion durable, 1,5 million de plants ont été mis en terre et plus de 400 emplois verts ont été créés, faisant de la transition écologique un véritable moteur de développement.
Dans la région des Savanes, confrontée à un contexte sécuritaire particulièrement sensible, le Système des Nations unies a poursuivi son engagement aux côtés des populations. Plus de 75 000 personnes ont participé à des initiatives de dialogue communautaire et de cohésion sociale, tandis que des infrastructures sécuritaires et des systèmes d’électrification solaire ont été déployés afin de renforcer la résilience des communautés et d’améliorer leurs conditions de vie.
À cinq ans de l’échéance fixée pour la réalisation des Objectifs de développement durable, le Système des Nations unies réaffirme sa volonté de poursuivre son partenariat avec le Togo. Au-delà des statistiques, le rapport présenté à Lomé met en lumière une conviction forte : lorsque les partenariats sont solides et les actions inclusives, les défis d’aujourd’hui peuvent devenir les fondations du développement de demain.