
À l’approche de la rentrée scolaire et académique 2026-2027, le gouvernement togolais resserre les rangs autour d’un impératif : permettre aux familles de préparer la reprise des classes dans les meilleures conditions. Dans cette optique, une rencontre de concertation a réuni, mardi 18 août 2026 à Lomé, les principaux acteurs de la chaîne d’approvisionnement en fournitures scolaires et les organisations de défense des consommateurs.

L’initiative, portée par le ministère chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité sous l’égide du ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, s’inscrit dans un rendez-vous désormais établi à l’orée de chaque rentrée. Importateurs, distributeurs et représentants des consommateurs ont ainsi été conviés à faire le point sur l’état du marché.
L’objectif est multiple : anticiper les éventuelles pénuries, garantir un approvisionnement suffisant sur l’ensemble du territoire, observer les mouvements de prix et veiller au respect des droits des consommateurs. Autrement dit, il s’agit de préparer la rentrée sur tous les fronts, du stock au prix, du cahier de l’élève au panier de la ménagère.

Au terme des échanges, le constat présenté aux familles est plutôt rassurant. Les fournitures scolaires destinées à la nouvelle année académique seraient disponibles en quantité suffisante dans les différents circuits de distribution.
Pour le ministre Badanam Patoki, cette disponibilité doit nécessairement aller de pair avec la qualité et des pratiques commerciales conformes aux règles en vigueur. Il a donc appelé les opérateurs à faire preuve de responsabilité, particulièrement en cette période où la demande connaît traditionnellement une forte progression.
Le suivi des prix devra également rester permanent. Les services du ministère sont appelés à observer les tendances du marché afin d’éviter toute dérive susceptible de peser davantage sur les dépenses des ménages.
Le ministre a, par ailleurs, invité les opérateurs économiques à saisir les autorités compétentes en cas de difficultés, réaffirmant la volonté des pouvoirs publics de maintenir un dialogue constructif avec le secteur privé.

Les professionnels du secteur se veulent eux aussi rassurants. S’exprimant au nom des opérateurs économiques et fournisseurs grossistes, Hippolyte Adzanyo a assuré que les stocks sont disponibles et que les prix de plusieurs fournitures connaissent une évolution favorable.
Il cite notamment le cas des cahiers de 100 et 200 pages. Alors que le carton était vendu l’année dernière entre 20 000 et 22 000 FCFA, son prix se situerait désormais entre 17 000 et 18 000 FCFA.
Une baisse qui pourrait constituer une bouffée d’oxygène pour les parents à l’heure où les dépenses liées à la rentrée s’accumulent. Le représentant des grossistes a également assuré que les stocks ne devraient pas disparaître des étals dès les premiers jours de cours.
Du côté des organisations de défense des consommateurs, l’initiative est accueillie favorablement. Elom d’Almeida estime que cette concertation permet surtout d’intervenir en amont plutôt que d’attendre que les difficultés apparaissent sur le terrain.
Il confirme, lui aussi, la disponibilité des stocks et une relative stabilité des prix. Il a notamment évoqué la question des cahiers comportant certaines insertions, notamment les emblèmes et l’hymne national, qui avait fait l’objet d’interrogations lors de la précédente rentrée.
Selon lui, ces éléments ont désormais été intégrés aux articles concernés. Il précise toutefois qu’aucun élève ne devrait être pénalisé en fonction de la présence ou non de ces insertions.

Les organisations de consommateurs promettent enfin de maintenir leur veille sur le marché et d’alerter les autorités compétentes en cas de variation jugée anormale des prix.
À quelques encablures de la rentrée, le gouvernement affiche donc sa feuille de route : des stocks pour éviter la pénurie, une surveillance pour contenir les prix et un dialogue permanent pour défendre le consommateur. Pour les parents, l’heure est désormais aux derniers préparatifs, avec l’espoir que le « panier scolaire » ne se transforme pas en véritable casse-tête financier.